Visconti et Helmut Berger sur le tournage de "Ludwig ou Le crépuscule des dieux" (1972)
Visconti et Helmut Berger sur le tournage de "Ludwig ou Le crépuscule des dieux" (1972) ©Getty - Hug/ullstein bild
Visconti et Helmut Berger sur le tournage de "Ludwig ou Le crépuscule des dieux" (1972) ©Getty - Hug/ullstein bild
Visconti et Helmut Berger sur le tournage de "Ludwig ou Le crépuscule des dieux" (1972) ©Getty - Hug/ullstein bild
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Amoureux de la peinture et collectionneur de tableaux, Visconti a manifesté cette passion dans son cinéma, sans pour autant revendiquer l’influence d’un art qu’il n’entendait en rien copier.

Avec
  • Laurent Darbellay Enseignant

Quelle différence Visconti établissait-il entre l’art pictural et l’art cinématographique ? Qu’entendait-il en demandant à ses acteurs de jouer « comme s’ils sortaient d’un tableau » ? Quels sont enfin ces effets picturaux à l’œuvre dans ses films ? 

Matthieu Garrigou-Lagrange explore aujourd’hui le rapport qu’entretenait Visconti à la peinture en compagnie de Laurent Darbellay, enseignant à la faculté de lettres de l’université de Genève et auteur de l’essai « Luchino Visconti et la peinture » (MetisPresses, 2011).

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Visconti était un grand amateur de peinture, aux goûts variés, qui l'amenaient souvent vers la fin du XIXe siècle, c'est-à-dire vers Odilon Redon, Gustave Moreau. Ce dernier lui parle parce qu'il choisit, en tant que peintre symboliste dans ce fin XIXe industrialisé et moderniste, de revenir à Salomé, à Ulysse, à Alexandre le Grand. Il ne s'agit pas toutefois pour Visconti d'être résolument moderne. Il y a chez lui le sentiment d'être un artiste à cheval entre le classicisme et la modernité, entre la fin d'une tradition et l'arrivée d'une autre. (Laurent Darbellay)

Visconti ne cherche pas à faire du cinéma comme on ferait de la peinture. Il craint qu'on lui reproche de faire des citations picturales, de reproduire à l'identique un tableau - comme le font des cinéastes plus modernes tels que Pasolini ou Godard -, de traduire en somme la nature profondément réaliste de l'image filmée. Visconti vient tout de même du néoréalisme. (Laurent Darbellay)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)