Visconti sur le tournage des Damnés
Visconti sur le tournage des Damnés
Visconti sur le tournage des Damnés ©Getty - John Springer/CORBIS
Visconti sur le tournage des Damnés ©Getty - John Springer/CORBIS
Visconti sur le tournage des Damnés ©Getty - John Springer/CORBIS
Publicité
Résumé

Cheminons aujourd'hui à travers l’œuvre de Visconti, ce « monument immobile » que la critique s’entêta à aborder sur le mode de l’antagonisme, la qualifiant tour à tour de communiste et d’aristocrate, de néoréaliste et de décadente.

avec :

Suzanne Liandrat-Guigues (professeure émérite en études cinématographiques à l'Université Paris-8, spécialiste de Luchino Visconti).

En savoir plus

Pour cette deuxième émission de notre série consacrée au cinéaste italien Luchino Visconti, Matthieu Garrigou-Lagrange est en compagnie de Suzanne Liandrat-Guigues, professeure émérite en études cinématographiques à l'Université Paris-8 et spécialiste de l'oeuvre de Visconti, à qui l’on doit notamment l’essai « Le couchant et l’aurore » (Méridiens-Klincksieck, 1999) et « Visconti Traverses » (202 éditions, 2020).

En dépit de son oeuvre monumentale, Visconti demeure aussi célèbre qu'inconnu. Comment pénétrer le style Visconti, qualifié par le critique de cinéma Serge Daney de l'un des styles les plus hermétiques de l'histoire du cinéma ? Peut-on penser son oeuvre autrement que sur le mode de l'antagonisme ? Matthieu Garrigou-Lagrange et Suzanne Liandrat-Guigues cherchent aujourd'hui à répondre à ces questions. 

Publicité

Sans négliger ses appartenances aristocratiques, Luchino Visconti se présente avant tout comme quelqu'un qui a fait oeuvre. Cela permet de dépasser ces antagonismes - son oeuvre est-elle néoréaliste ou décadente, lui-même est-il communiste ou aristocrate ? -, au sens où il a su en faire la matière de ses films, les transposer de manière originale et subtile. (Suzanne Liandrat-Guigues)

Pour Visconti, l'être n'est pas une essence. Il n'obéit pas non plus à un principe identitaire qui serait plus ou moins idéaliste. Il adhère à l'idée que l'être est une somme ouverte de devenirs. Raison pour laquelle ses personnages possèdent une telle densité. (Suzanne Liandrat-Guigues)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol) 

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration