Portrait de Eileen Gray en 1914
Portrait de Eileen Gray en 1914
Portrait de Eileen Gray en 1914 ©Getty - George C. Beresford/Hulton Archive
Portrait de Eileen Gray en 1914 ©Getty - George C. Beresford/Hulton Archive
Portrait de Eileen Gray en 1914 ©Getty - George C. Beresford/Hulton Archive
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Résumé

Beauté, simplicité, élégance. C'est à cet idéal que l'architecte Eileen Gray a dédié son travail. Nous pénétrons aujourd'hui dans l'intimité d'une artiste à part, aussi originale qu'elle fut discrète.

avec :

Pierre Benetti (critique à En attendant Nadeau), Tim Benton (professeur d'histoire de l'art à la Open University (Royaume-Uni), spécialiste de l'histoire de l'architecture moderne).

En savoir plus

Nous serons en compagnie de Tim Benton, professeur d'histoire de l'art à la Open University (Royaume-Uni), spécialiste de l'histoire de l'architecture moderne, auteur notamment de Cap Moderne. Eileen Gray et Le Corbusier, la modernité en bord de mer (Editions du Patrimoine, 2020).

Avec lui nous retracerons la vie et la carrière d'Eileen Gray. Une traversée de près d'un siècle d'art, d'histoire et de société avec une artiste aussi discrète et méconnue du public qu'elle fut estimée par le milieu des artistes. Nous suivrons le fil de cette longue existence résolument placée sous le signe de l'indépendance. Si la femme sut s'affranchir des contraintes sociales, refusant toute sa vie le mariage, l'architecte quant à elle fut peut-être plus audacieuse encore, côtoyant ce que Paris, à l'orée du siècle, connaissait de plus moderne en fait de création. C'est là qu'elle se forme, apprend, se pose en expérimentatrice qui explore des techniques et des supports multiples, comme la peinture à la laque ou le tissage, avant de s'affirmer dans l'architecture et le design. La jeune femme est plongée dans ce tourbillon créatif du début du siècle où l'on voit passer les figures de Marcel Schwob, Paul Léautaud, Jacques Doucet ou encore Gertrude Stein.

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Profondément moderne, Eileen Gray navigue entre les courants les plus marquants de son époque (si l'Art déco lui apparaît comme un repoussoir, elle s'intéresse à l'africanisme ou au cubisme) sans jamais renier sa personnalité d'artiste. Au-delà des influences modernistes d'un Le Corbusier, elle affirme une esthétique qui lui ressemble : moderne, élégante, humaine.

En fin d'émission, retrouvez la chronique de Pierre Benetti, journaliste (Le Monde), critique littéraire (En Attendant Nadeau) et doctorant en anthropologie (EHESS).

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration