Barbara (1930-1997) sur la scène de l'Olympia.
Barbara (1930-1997) sur la scène de l'Olympia. ©Getty - PICOT / Gamma-Rapho
Barbara (1930-1997) sur la scène de l'Olympia. ©Getty - PICOT / Gamma-Rapho
Barbara (1930-1997) sur la scène de l'Olympia. ©Getty - PICOT / Gamma-Rapho
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Nulle chanteuse ne poussa plus loin que Barbara la dévotion à son public, sa « plus belle histoire d'amour ». Et en échange ? En échange, un engouement fiévreux allant jusqu'au fanatisme et, l'attendant à chaque sortie de concert, des cohortes ferventes de "fous de Barbara".

Avec

Nous recevons pour cette émission un de ces "fous de Barbara", Bruno Blanckeman, professeur de littérature française des XXe et XXIe siècles à l'Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, auteur notamment de l'article "Les scènes de Barbara", à paraître dans les Actes du colloque "Barbara en scène".

Si Barbara fut une incomparable ciseleuse de textes, à la poésie délicatement orfévrie, elle fut aussi un véritable phénomène de scène. 

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Sa voix n’était pas la même d’un soir à l’autre. Les chansons étaient les mêmes, mais leur interprétation variait. Et puis la présence extrêmement sensible, extrêmement animale au sens où Barbara, c’était un fauve sur scène, c’était une bête de scène comme on le dit familièrement, tout cela variait en fonction de son humeur, en fonction de ce qu’elle ressentait du public, en fonction de l’éclairage. (Bruno Blanckeman)

Elle savait, à en croire Bruno Blanckeman, transformer la salle de concert en lieu de ferveur, déplacé hors du temps et uniquement dédié à ce rituel musical qu'elle célébrait avec le public, avec son public. Notre invité, fort de ses près de 250 concerts de Barbara, nous raconte ces spectacles si particuliers où, sous l'impulsion de la magicienne Barbara, l'espace du chant devenait celui d'une communion intense et générale, quasi religieuse.

En seconde partie d'émission nous recevons Pierre Notte, romancier, auteur dramatique, comédien, auteur de J'ai tué Barbara paru aux éditions Philippe Rey en 2018.

L'écrivain revient avec nous sur les deux romans qu'il a consacrés à la figure de la chanteuse. Une figure salvatrice puisque ce serait un message laissé par Barbara sur son répondeur qui aurait suspendu le geste suicidaire de Pierre Notte. Une figure obsédante également pour le narrateur de J'ai tué Barbara - jusqu'à quel point celui-ci recoupe-t-il l'identité de l'auteur ? - qui écoute la chanteuse en boucle et n'aime rien tant que son léger fredonnement, son pudique et tendre « lalala ».

Notre entracte sera consacré à la chronique de Nathalie Froloff, professeure au Lycée Louis le Grand, qui nous parlera de Barbara et du cinéma. Est abordé, notamment, le film Barbara de Mathieu Amalric.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)