Le théâtre impérial du Châtelet est construit entre 1860 et 1862 par l'architecte Gabriel Davioud à la demande du baron Haussmann
Le théâtre impérial du Châtelet est construit entre 1860 et 1862 par l'architecte Gabriel Davioud à la demande du baron Haussmann
Le théâtre impérial du Châtelet est construit entre 1860 et 1862 par l'architecte Gabriel Davioud à la demande du baron Haussmann ©Getty -  JARRY/TRIPELON / Gamma-Rapho
Le théâtre impérial du Châtelet est construit entre 1860 et 1862 par l'architecte Gabriel Davioud à la demande du baron Haussmann ©Getty - JARRY/TRIPELON / Gamma-Rapho
Le théâtre impérial du Châtelet est construit entre 1860 et 1862 par l'architecte Gabriel Davioud à la demande du baron Haussmann ©Getty - JARRY/TRIPELON / Gamma-Rapho
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Résumé

Avec Jean-Michel Leniaud, nous faisons un pas de côté pour nous intéresser à deux architectes qui ont également marqué le Second Empire : Charles Garnier, auteur de l’opéra de Paris, et Gabriel Davioud, à qui l’on doit notamment le théâtre du Châtelet.

avec :

Jean-Michel Leniaud (historien de l’art français, spécialiste de l'architecture et de l'art du XIXe et du XXe siècle, directeur de l’Ecole nationale des Chartes.), Alexis Brocas (Journaliste, romancier, critique et rédacteur en chef du magazine, "Lire").

En savoir plus

Avec Jean-Michel Leniaud, historien de l'art, de l'architecture et du patrimoine, auteur notamment de Le Châtelet. Un théâtre pour Paris (AAM Editions) et Charles Garnier (Editions du Patrimoine)

Nous suivons le parcours de deux hommes au parcours semblable, mais débouchant sur deux œuvres singulières. Charles Garnier est un surdoué, qui soigne sa dépression en multipliant les dessins et les travaux. Son inspiration est marquée par de multiples séjours à Rome, Athènes et Constantinople. Son chef-d’œuvre, l’Opéra de Paris, manifeste l’influence italienne par « une néo-Renaissance teintée de baroque ». Personnalité conflictuelle – détesté par Haussmann et par Viollet-le-Duc – Garnier est vraiment un artiste, un plasticien, qui ne laisse que très peu de liberté aux sculpteurs de ses ouvrages. 

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Napoléon III et l’impératrice Eugénie visitant le chantier de l’Opéra Garnier. A gauche de Napoléon III, le baron Haussmann et à droite de l’impératrice, Charles Garnier.
Napoléon III et l’impératrice Eugénie visitant le chantier de l’Opéra Garnier. A gauche de Napoléon III, le baron Haussmann et à droite de l’impératrice, Charles Garnier.
© Getty - Jossee/Leemage/Corbis

Gabriel Davioud est tout d’abord un spécialiste des parcs, notamment des bois de Boulogne, ce qui attire l’attention de Haussmann, lequel pour la première fois s’inquiète des espaces verts à Paris. Plus rationaliste que Garnier, il acquiert une renommée dans la création de théâtres jusqu’à être commissionné pour la construction de deux théâtres place Châtelet, sous la direction du baron. 

Grâce à Jean-Michel Leniaud, nous découvrons ainsi combien le Second Empire a été un grand moment artistique, ajoutant à l’immense œuvre urbanistique de Georges-Eugène Haussmann une multitude de chefs-d’œuvre. 

Et en fin d'émission, retrouvez la chronique d’Alexis Brocas, écrivain et critique au Nouveau Magazine littéraire, qui nous parle des écrivains américains de 1929 à 1939.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)