Le jeune Serge Gainsbourg sur scène
Le jeune Serge Gainsbourg sur scène ©Getty - Jean-Louis SWINERS/Gamma-Rapho
Le jeune Serge Gainsbourg sur scène ©Getty - Jean-Louis SWINERS/Gamma-Rapho
Le jeune Serge Gainsbourg sur scène ©Getty - Jean-Louis SWINERS/Gamma-Rapho
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Il n’hésitait pas à qualifier la chanson française d’art mineur, au sens où l’on pouvait se prendre de passion pour elle sans en connaître l’histoire et la théorie. La compagnie des œuvres retrace aujourd’hui la carrière artistique de Gainsbourg, poète majeur aux yeux de la postérité.

Avec

Chansons, écrits, films : de son premier album en 1958 à sa mort en 1991, Gainsbourg n’a eu de cesse de créer. Ses débuts sont modestes, difficiles même. Du chant à la une !, première proposition musicale aujourd’hui culte de l’homme à la tête de chou, fait un maigre bruit au moment de sa parution. En 1965, le deuxième album ne connaît pas plus de succès, et lorsque Gainsbourg monte sur scène en première partie de Barbara pour en chanter les morceaux, le public le hue. La chose n’est pas aisée à concevoir au regard du statut qu’on lui connaît aujourd’hui, et soulève une question : comment diable Gainsbourg s’y est-il pris pour conquérir son public ? 

De sa méthode d’écriture à la genèse de quelques-uns de ses plus beaux morceaux, parmi lesquels La javanaise et La chanson de Prévert, en passant par son rôle de compositeur pour le cinéma et les vedettes — car il écrivit pour Gréco et Bardot —, Matthieu Garrigou-Lagrange évoque l’œuvre de Gainsbourg en compagnie de Bertrand Dicale. Auteur de Gainsbourg en dix leçons (Fayard, Presses Pocket), on lui doit également le conséquent ouvrage Tout Gainsbourg, reparu aux éditions Gründ à l’occasion des 30 ans de la disparition de l’artiste.

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Gainsbourg était vraiment épaté par la chanson. Il vantait sans cesse la musique classique comme l'art majeur, mais il écoutait énormément de jazz et écumait les clubs, plutôt que l'opéra. Il allait aussi voir chanter ses confrères, et pas uniquement ceux pour qui il écrivait. (Bertrand Dicale)

Le premier vrai gros succès va arriver avec J_e t'aime... moi non plus_ en 1969, et puis Gainsbourg devient véritablement une star en 1979 avec Aux armes et cætera, et le reggae. Ça veut donc dire vingt et un ans avant d'en arriver là. (Bertrand Dicale)

Retrouvez également en cours d'émission la chronique de Jérémie Banel, de la revue Page des libraires

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

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