Alfred Hitchcock et Grace Kelly sur le tournage de « Fenêtre sur cour » à Los Angeles en 1953
Alfred Hitchcock et Grace Kelly sur le tournage de « Fenêtre sur cour » à Los Angeles en 1953  ©Getty - Michael Ochs
Alfred Hitchcock et Grace Kelly sur le tournage de « Fenêtre sur cour » à Los Angeles en 1953 ©Getty - Michael Ochs
Alfred Hitchcock et Grace Kelly sur le tournage de « Fenêtre sur cour » à Los Angeles en 1953 ©Getty - Michael Ochs
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De « Fenêtre sur cour » à « Psychose » en passant par « Les Oiseaux » et « Sueurs froides », parcours dans l’œuvre du cinéaste britannique.

Avec
  • Thierry Jousse Producteur
  • Alexandre Lévy Rédacteur en chef adjoint de Books

Pour évoquer l’art et la manière de travailler d’Hitchcock, nous recevons Thierry Jousse, critique et historien du cinéma, auteur de Pendant les travaux, le cinéma reste ouvert, paru aux éditions des Cahiers du cinéma en 2003.

Hitchcock disait qu’il ne filmait pas des tranches de vie, mais des « tranches de gâteau » : Thierry Jousse revient avec nous sur cette gourmandise propre au cinéaste quand il décrit ses procédés créatifs. Mais plus que la gourmandise, c’est véritablement le jeu et le caractère ludique qui constituent le cinéma hitchcockien. Le réalisateur joue avec les attentes de ses spectateurs, qui deviennent à la fois acteurs et manipulés par une histoire qui les dépasse. Cary Grant lui-même ne comprenait pas ce qui arrivait à son personnage au fur et à mesure du tournage de La Mort aux trousses !

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Hitchcock considère le spectateur comme un partenaire essentiel du jeu qu’il met en place. On pourrait même dire que le spectateur est quasiment un personnage du film. En tout cas, sa perception est essentielle à l’achèvement du film. – Thierry Jousse 

Anthony Perkins sur le tournage de « Psychose »
Anthony Perkins sur le tournage de « Psychose »
© Getty - Sunset Boulevard/Corbis

Hitchcock réussit la gageure d’être à la fois apprécié des cinéphiles mais aussi du grand public, lui qui sera le précurseur de nombreux genres cinématographiques.  

Dans la période où Hitchcock enchaîne « Vertigo », « La Mort aux trousses », « Psychose » et « Les Oiseaux », il invente à chaque fois quelque chose de complètement neuf qui va avoir une influence sur la suite du cinéma. Pour « Vertigo », c’est le thriller psychanalytique, qui va avoir beaucoup de successeurs, comme par exemple « Eyes Wide Shut » de Kubrick. Avec « La Mort aux trousses », on pourrait dire qu’il invente le cinéma d’action et qu’il préfigure James Bond. Avec « Psychose » arrive le « slasher », c’est-à-dire des films de serial-killers comme « Halloween ». Enfin, « Les Oiseaux » peut être considéré comme le premier grand film catastrophe de l’histoire du cinéma. – Thierry Jousse 

Et en fin d'émission, retrouvez la chronique d’Alexandre Lévy, rédacteur en chef adjoint de Books.

Pour aller plus loin : 

  • La Cinémathèque française (Paris) organise une grande rétrospective Alfred Hitchcock du 29 novembre 2019 au 19 janvier 2020. Rendez-vous sur le site internet de la Cinémathèque française pour plus d’informations.
  • Les éditions E/P/A font paraître l'ouvrage Hitchcock, La Totale, proposant une analyse des 57 films et 20 épisodes télévisés réalisés par Hitchcock (plus d'informations dans l'onglet "bibliographie"). 
  • L'Upopi (Université populaire des images) a consacré un numéro spécial à Alfred Hitchcock, consultable en ligne

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration