Illustration de la Divine Comédie. Les Cercles de l'Enfer, par Sandro Botticelli (1445-1510). Bibliothèque apostolique vaticane. ©Getty - Fine Art Images Heritage
Illustration de la Divine Comédie. Les Cercles de l'Enfer, par Sandro Botticelli (1445-1510). Bibliothèque apostolique vaticane. ©Getty - Fine Art Images Heritage
Illustration de la Divine Comédie. Les Cercles de l'Enfer, par Sandro Botticelli (1445-1510). Bibliothèque apostolique vaticane. ©Getty - Fine Art Images Heritage
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Résumé

C'est la Divine Comédie qui inspira à Balzac le titre de Comédie humaine qu'il donna à l'ensemble de son œuvre. Le romancier avait en effet bien perçu la portée immense du poème de Dante, œuvre monumentale, œuvre monde ou, pour reprendre le qualificatif que lui appliqua Boccace, œuvre "Divine".

avec :

Danièle Robert (écrivaine et traductrice), Alexis Brocas (Journaliste, romancier, critique et rédacteur en chef du magazine, "Lire").

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Pour cette émission nous sommes en compagnie de Danièle Robert, écrivain (Les Chants de l’aube de Lady Day, Le Foulard d’Orphée, aux éditions du Temps qu’il fait), critique et traductrice littéraire, membre de la Société Dantesque de France et qui a récemment traduit l'intégralité de La Divine Comédie aux éditions Actes Sud.

Je pense qu'il est très important qu'un écrivain de cette dimension, qu'un poète de cette dimension soit lu, encore lu et traduit, et traduit dans toutes les langues et à toutes les époques. (Danièle Robert)

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Danièle Robert nous aide à cerner les particularités de ce poème immense qu'elle a entrepris de traduire, à commencer par l'importance qu'y prend l'amour, au centre des enjeux narratifs de la grande aventure qu'est la Comédie et au centre de la pensée philosophique de Dante. 

[L’amour est] le sujet global, et qui englobe tous les autres sujets. Tous ramènent à l’amour dans la pensée de Dante. Mais quand on dit l’amour, c’est avec un grand A, c’est-à-dire que l’amour auquel il pense est ce qui permet de se transformer totalement, de se transfigurer, de se transhumaner… (Danièle Robert)

Concentrant les thématiques essentielles de l'œuvre de Dante, La Divine Comédie résonne avec les autres textes de l'écrivain, comme l'atteste l'important appareil critique fourni par Danièle Robert à sa traduction. Sise au centre de l'œuvre dantesque, La Divine Comédie est également située à un carrefour d'influences diverses. Influences latines, avec Virgile, Ovide ou les poètes élégiaques comme Tibulle et Catulle, mais aussi influences contemporaines de Dante comme celle de son grand ami, le poète Guido Cavalcanti.

Si les sources de l'inspiration dantesque remontent à un passé lointain avec les poètes antiques, son œuvre apparaît cependant très novatrice. Écrite en langue vulgaire à une époque où le latin domine encore les pratiques d'écriture courantes, touchant à des thématiques atemporelles qui n'ont pas cessé de résonner jusqu'à aujourd'hui, novatrice aussi dans sa facture poétique, La Divine Comédie est bien, pour reprendre une expression de Bruno Pinchard, un « laboratoire de l'avenir ».

Nos auditeurs pourront à la suite de cette émission écouter la chronique d’Alexis Brocas, écrivain et critique, directeur-adjoint au nouveau magazine Lire-Magazine littéraire. Il nous présente le contenu du dernier numéro du magazine avec au menu : la philosophe Barbara Cassin, l'écrivain Pascal Quignard, le dernier roman de Mathias Énard et la réédition de Philip K. Dick en Quarto, entre autres.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration