Andy Warhol assis devant ses tableaux dans son studio, the Factory, à New York, le 12 avril 1983 ©Getty - Brownie Harris/Corbis
Andy Warhol assis devant ses tableaux dans son studio, the Factory, à New York, le 12 avril 1983 ©Getty - Brownie Harris/Corbis
Andy Warhol assis devant ses tableaux dans son studio, the Factory, à New York, le 12 avril 1983 ©Getty - Brownie Harris/Corbis
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Résumé

Alain Cueff nous emmène à la découverte de l'art d'Andy Warhol, en affrontant les malentendus que cette œuvre a pu engendrer.

avec :

Georges-Marc Habib (Libraire), Alain Cueff.

En savoir plus

Avec Alain Cueff, historien de l'art, professeur à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, auteur de Warhol à son image (Flammarion), commissaire de l’exposition et auteur du catalogue Le grand monde d'Andy Warhol (Réunion des musées nationaux), traducteur et auteur de la préface du livre d’Andy Warhol Popisme (Flammarion)

Pour se protéger des sentiments des autres, Warhol se voulait être une machine : « I would prefer not to care, je préférerais ne pas me soucier ». Il prend la posture du voyeur, qui s’étend de son activité de publiciste à celle d’artiste et cinéaste. 

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S’il avait besoin d’être célèbre pour rencontrer un certain type d’humains, et s’il a construit pas à pas un personnage, il pensait cependant que la célébrité était « la chose la plus vulgaire du monde ».

Andy Warhol se libère au fur et à mesure des fioritures de l’expressionnisme abstrait, prenant conscience du changement des moyens de communication de la culture. La notion de produit est pour la première fois au centre de la culture américaine : 

L’image des choses devient de plus en plus prégnante, constitue un environnement pour n’importe quel individu. C’est le moment aussi où l'identification de l’individu à l’ensemble des produits qu’il consomme devient plus pressante. Ce que l’on voit dans la bouteille de Coca-Cola, si l’on y prête attention, c’est une figure anthropomorphe : il y a constamment un jeu chez Warhol entre cette représentation de l’objet et cette représentation de la personne – Alain Cueff

L’œuvre Coca-Cola [4] Large Coca-Cola d’Andy Warhol à la maison de ventes aux enchères Sotheby’s à Londres en octobre 2010
L’œuvre Coca-Cola [4] Large Coca-Cola d’Andy Warhol à la maison de ventes aux enchères Sotheby’s à Londres en octobre 2010
© AFP - CARL COURT

C’est parfois difficile de faire le partage entre l’ironie, le cynisme et un simple réalisme chez Warhol : quand il dit « le véritable art, c’est celui des affaires », c’est encore une fois de la provocation – Alain Cueff

Au-delà de la marchandisation objective de l’art – qui n’est pas seulement le fait de Warhol – Alain Cueff nous fait découvrir les richesses d’une œuvre imprégnée de l’art du portrait, d’un rapport à la religion de son enfance, et d’un travail plastique précédant toute conceptualité.

Les vrais artistes savent que les idées comptent a posteriori ; ce qui est le plus important c'est le rapport à la matière, le rapport au forme. Et même la sérigraphie a cette particularité d'être un outil et d'être en même temps une forme – Alain Cueff

55 min

Et en fin d'émission, retrouvez la chronique de Georges-Marc Habib, de la Librairie de l’Atelier

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration