Tina Modotti photographiée en 1921 ©Getty - Johan Hagemeyer/Galerie Bilderwelt
Tina Modotti photographiée en 1921 ©Getty - Johan Hagemeyer/Galerie Bilderwelt
Tina Modotti photographiée en 1921 ©Getty - Johan Hagemeyer/Galerie Bilderwelt
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Résumé

La compagnie des oeuvres retrace aujourd'hui la trajectoire exceptionnelle de Tina Modotti. D'abord comédienne de théâtre et vedette de cinéma, elle sera ensuite photographe d'art et de guerre, militante révolutionnaire, et même espionne pour le compte du Parti communiste.

avec :

Gérard de Cortanze (écrivain, essayiste, traducteur, critique littéraire).

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Née dans le milieu ouvrier de l'Italie des années 1890, elle use ses mains d'enfant à l'usine pour garantir un revenu supplémentaire à sa famille. Durant leurs rares heures libres, ces mains-là se posèrent peut-être sur l'appareil de l'oncle Pietro, photographe de renom dont l'un des clichés a obtenu un prix en Amérique. L'Amérique, justement, la fait rêver. Elle s'embarquera pour ses côtes avec pour seuls bagages ses dix-sept ans, son chapeau de paille et sa modeste valise. Ce départ en solitaire marque le début d'une trajectoire d'exception. Tina Modotti sera comédienne de théâtre, vedette de cinéma, photographe d'art et de guerre, militante révolutionnaire, et même espionne pour le compte du Parti communiste. Sept vies condensées en une - et ce tiraillement, toujours, entre art et engagement.

Matthieu Garrigou-Lagrange évoque aujourd'hui la vie et l'oeuvre de Tina Modotti en compagnie de Gérard de Cortanze, écrivain, essayiste, traducteur, critique littéraire et auteur de la biographie Moi, Tina Modotti, heureuse parce que libre.

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Un événement dans l'enfance de Tina Modotti va être fondateur sur le plan politique. Alors qu'elle habite avec sa famille à Ferlach, en Autriche, a lieu un défilé de l'amicale ouvrière, organisé le premier mai. Elle y participe sur les épaules de son père. Elle dira par la suite qu'au fond sa conscience politique est née là, au milieu des drapeaux rouges, des chants et de l'amitié entre paysans et ouvriers. (Gérard de Cortanze)

L'hésitation permanente entre l'art et la vie est fondamentale chez Tina Modotti. Si elle vit intensément, n'est-ce pas au détriment de l'art ? En s'y consacrant pleinement, ne néglige-t-elle pas son existence ? Elle trouvera une espèce d'équilibre entre les deux, notamment par le biais de la photographie, qu'elle ne veut pas uniquement esthétique. Ses clichés doivent mêler l'art et la vie. (Gérard de Cortanze)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration