Sylvia Plath en 1961
Sylvia Plath en 1961 ©Getty - Photo Researchers
Sylvia Plath en 1961 ©Getty - Photo Researchers
Sylvia Plath en 1961 ©Getty - Photo Researchers
Publicité

« Dame Lazare » : C’est ainsi que la poétesse, romancière et essayiste américaine Sylvia Plath se baptise dans son recueil inachevé Ariel. La Compagnie des œuvres retrace aujourd’hui l’existence de cet esprit brillant, précocement consumé, fondu « en un seul cri ».

Avec
  • Patricia Godi

La perte du père dans l’enfance, la mère aimée à l’excès, puis haïe ; la découverte de Shakespeare, du désir et de la détresse, qui l’amènera à sa première tentative de suicide à l’âge de 21 ans ; l’écriture, sa catharsis et ses tourments, l'inspiration qui la déserte régulièrement, et ce pendant de longues périodes ; la maternité, l’ombre du mari, son désamour : l’existence de Sylvia Plath se situe au seuil, dans une tension perpétuelle entre pulsions de vie et de mort. « Mourir/Est un art, comme le reste./J’ai pour cet art un talent exceptionnel », écrit-elle ironiquement dans le poème Dame Lazare. 

Matthieu Garrigou-Lagrange revient aujourd’hui sur la biographie de l’autrice de La cloche de détresse et du Colosse en compagnie de Patricia Godi, maîtresse de conférences-HDR, autrice de Sylvia Plath. Mourir pour vivre (Aden, 2007) et responsable de l’édition de ses Œuvres dans la collection Quarto de Gallimard (2011).

Publicité

En 1965, le public va découvrir son recueil Ariel de manière posthume, et s'intéresser au reste de son œuvre, mais contrairement à ce que l'on a tendance à dire, Sylvia Plath a publié et écrit toute sa vie. C'est d'ailleurs l'un des aspects essentiels de sa personnalité que cette capacité à se projeter dans un futur d'écrivain dès le plus jeune âge. (Patricia Godi)

Les aspirations de Sylvia Plath étaient celles des femmes contemporaines avant l'heure, et c'est peut-être pour cela qu'elle nous parle. Elle était extrêmement défiante à l'égard de ce que l'on attendait des femmes dans la société de son époque. Il y a chez elle une sorte de division de la personnalité, entre l'image de la jeune fille parfaite, et sa nature profonde. (Patricia Godi)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration