Roland Barthes à Paris en juin 1978.
Roland Barthes à Paris en juin 1978.
Roland Barthes à Paris en juin 1978.  ©Getty - Sophie Bassouls/Sygma
Roland Barthes à Paris en juin 1978. ©Getty - Sophie Bassouls/Sygma
Roland Barthes à Paris en juin 1978. ©Getty - Sophie Bassouls/Sygma
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Résumé

Comment raconter la vie d'un homme qui s'est consacré à l'écriture ? Enquête sur la vie du sémiologue et critique littéraire Roland Barthes.

avec :

Tiphaine Samoyault (Essayiste, traductrice et critique littéraire (rédactrice en chef du site En Attendant Nadeau), professeure de littérature comparée à l'Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle et directrice d'études à l'EHESS.), Baptiste Liger (Journaliste).

En savoir plus

Tiphaine Samoyault est écrivaine, traductrice est critique littéraire. Elle est membre de la direction éditoriale de la revue en ligne En attendant Nadeau, et professeure de littérature comparée à l'Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle. Elle a consacré une biographie à Roland Barthes, publiée au Seuil en 2015, trente-cinq ans après sa mort. 

Roland Barthes, qui n'est pas connu comme écrivain au sens strict du terme, a néanmoins disséminé des "biographèmes" dans ses propres textes, comme Roland Barthes par Roland Barthes, La chambre claire ou le Journal de deuil. Tiphaine Samoyault nous fait découvrir la vie de l'homme qui fut critique, sémiologue, professeur et bien plus encore. 

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La venue de Barthes à la littérature advient à travers la lecture de Gide et plusieurs longs séjours dans des établissements de santé, puis plus tard par sa découverte et sa pratique du théâtre, qu'il poursuivra par le magistral et polémique Sur Racine

C'est en 1953 que paraît son premier livre, Le degré zéro de l'écriture. Après la guerre, il entreprend plusieurs voyages et fait plusieurs rencontres intellectuelles capitales : Jean Cayrol, éditeur au Seuil, Julia Kristeva, Philippe Sollers, Foucault... 

Quelques mois après sa leçon inaugurale au Collège de France en janvier 1977, la mère de Roland Barthes meurt et le plonge dans un désarroi qu'il décrit dans des notes :

Précisément, ce n'est pas le "deuil", c'est le chagrin pur - sans substituts, sans symbolisation. [...] Me suis toujours (douloureusement) étonné de pouvoir - finalement - vivre avec mon chagrin, ce qui veut dire qu'il est à la lettre supportable. Mais - sans doute - c'est parce que je peux, tant bien que mal (c'est-à-dire avec le sentiment de ne pas y arriver) le parler, le phraser. Ma culture, mon goût de l'écriture me donne ce pouvoir apotropaïque, ou d'intégration : j'intègre par le langage". - Roland Barthes, Journal de deuil (paru au Seuil à titre posthume en 2009).

A 15h30 : retrouvez la chronique littéraire, présentée par Baptiste Liger, rédacteur en chef du magazine Lire

A 15h55 : Jacques Bonnaffé nous lit des extraits choisis des poèmes de Marie-Claire Banquart issus de l'anthologie Terre énergumène chez Gallimard, et de François de Cornière dont le Castor Astral a publié le recueil Ça tient à quoi ? 

MUSIQUE GÉNÉRIQUE : Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction)

MUSIQUE CHRONIQUE : Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat)

Rediffusion de l'émission du 10/06/2019

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration