Un chirurgien dirige un robot Da Vinci pour réaliser une ablation de l'utérus (mai 2016)
 Un chirurgien dirige un robot Da Vinci pour réaliser une ablation de l'utérus (mai 2016) ©AFP - Amélie BENOIST / BSIP
Un chirurgien dirige un robot Da Vinci pour réaliser une ablation de l'utérus (mai 2016) ©AFP - Amélie BENOIST / BSIP
Un chirurgien dirige un robot Da Vinci pour réaliser une ablation de l'utérus (mai 2016) ©AFP - Amélie BENOIST / BSIP
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Etienne Klein reçoit le chirurgien Guy Vallancien, l'un des pionniers de la robotique chirurgicale, qui mène une réflexion éthique et philosophique sur les dérives de la robotique médicale dans un essai intitulé "Homo artificialis. Plaidoyer pour un humanisme numérique" (Michalon)

Avec

Pendant très longtemps, les chirurgiens se sont servis de leurs mains pour opérer des personnes meurtries par le mal, pénétrant dans l’intimité la plus profonde de leur corps. Aujourd’hui, nombre d’entre eux manipulent des joysticks sans approcher de la table d’opération.

Ainsi est-on passé d’un monde de la médecine à un autre. Le nouveau déborde d’inventions qui déferlent en vagues successives de plus en plus rapprochées et transforment le chirurgien en joueur de console Nintendo.

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Mais quelles sont les limites de la robotique médicale et de l’intelligence artificielle appliquée à la médecine ? S’agit-il seulement de soulager et de réparer celles et ceux qui subissent des maladies, des traumatismes physiques ou psychiques ? Ou bien s’agit-il aussi d’augmenter les capacités de l’homme au seul bénéfice d’un surcroît de puissance ou de longévité ? Plus généralement, devons-nous ouvrir les portes à une « post-humanité » dont nos ridicules limites humaines peinent à concevoir l’étendue des facultés, notre seule gloire étant de concourir à l’avènement de cette nouvelle espèce qui pourrait bien porter sur nous un regard de pitié condescendante et incrédule ?

Invité : Guy Vallancien, chirurgien, membre de l’Académie nationale de Médecine, pionnier en matière de robotique médicale, qui vient de publier Homo Artificialis, plaidoyer pour un humanisme numérique (Michalon, 2017)

Programmation musicale

  • J.S Bach - Prélude de la suite n°1 (Rostropovitch)
  • F. Chopin - Waltz Op. 64 No. 2 (Rubinstein)

L'équipe

Etienne Klein
Etienne Klein
Etienne Klein
Production
François Caunac
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration