Une classe de philosophie au Moyen Age. Miniature tirée de "Grandes Chroniques de France" 1375-1379. Bibliothèque Municipale, Castres ©AFP - Luisa Ricciarini/Leemage
Une classe de philosophie au Moyen Age. Miniature tirée de "Grandes Chroniques de France" 1375-1379. Bibliothèque Municipale, Castres ©AFP - Luisa Ricciarini/Leemage
Une classe de philosophie au Moyen Age. Miniature tirée de "Grandes Chroniques de France" 1375-1379. Bibliothèque Municipale, Castres ©AFP - Luisa Ricciarini/Leemage
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Résumé

Entretien avec François Taddéi, directeur du Centre de Recherches Interdisciplinaires, et auteur d'un rapport intitulé “Vers une société apprenante” sur la Recherche et Développement de l’éducation tout au long de la vie, remis à la Ministre de l'Education Nationale au printemps 2017.

avec :

François Taddei (Directeur du Centre de Recherches Interdisciplinaires).

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« C’est dans le gouvernement républicain, écrivait Montesquieu, qu’on a besoin de toute la puissance de l’éducation ». En effet, dans la République, la connaissance, les connaissances, notamment scientifiques, doivent pouvoir circuler à l’air libre, se répandre et s’enseigner sans rencontrer trop d’obstacles.

Cet avis n’a pas de quoi étonner puisqu’il est affaire de cohérence : d’une part parce que la connaissance a quelque chose de républicain au sens où elle est « affaire publique » ; d’autre part parce que la République, à défaut d’être elle-même savante, accorde à la connaissance une valeur propre, une valeur spécifique, une valeur qu’elle possède du seul fait qu’elle est une connaissance. Il y a donc comme une intrication entre l’idée de république et la notion de connaissance.

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Cette intrication relève peut-être aussi, tout simplement, de ce que Henri Bergson appelait la « politesse de l’esprit », cette sorte de souplesse intellectuelle qui rapproche les hommes : « La politesse sous toutes ses formes, politesse de l'esprit, politesse des manières et politesse du cœur, nous introduit dans une république idéale, véritable cité des esprits, où la liberté serait l'affranchissement des intelligences et l'égalité un partage équitable de la considération. »

Mais aujourd’hui, nous constatons que nous devons continuer à apprendre et à nous former, tout au long de la vie. Mais comment nous organiser ? À l’heure de l’explosion du numérique, comment nous préparer à l’apparition de nouveaux métiers et nous adapter à la disparition de certains autres ? Est-il possible de concevoir des formations pour tous, à tous les âges de la vie ? La société tout entière pourrait-elle se mettre d’elle-même à apprendre, à apprendre sans cesse ?

Invité : François Taddéi, généticien, est le directeur du Centre de Recherches Interdisciplinaires, une entité de l'université Paris Descartes qui place l'interdisciplinarité au cœur de ses apprentissages.

Choix musicaux

1." Another Brick in the wall (part 2)" de Pink Floyd 

2. "Sacré Charlemagne" de France Gall

Références

L'équipe

Etienne Klein
Etienne Klein
Etienne Klein
Production
François Caunac
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration