Une abeille reine au milieu d'autres abeilles
Une abeille reine au milieu d'autres abeilles ©Reuters - Ognen Teofilovski
Une abeille reine au milieu d'autres abeilles ©Reuters - Ognen Teofilovski
Une abeille reine au milieu d'autres abeilles ©Reuters - Ognen Teofilovski
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L’abeille excède ce qu’elle est : on l’a toujours symboliquement sur-gonflée, ou soumise à une overdose métaphorique. On l’a tantôt décrite comme un puits de science, tantôt comme un modèle de vertus.

Avec
  • Pierre-Henri Tavoillot maître de conférences à Sorbonne Université, président du Collège de philosophie
  • Aurore Avargues-Weber Chercheuse en éthologie cognitive et spécialiste de la cognition des abeilles au Centre de recherches sur la cognition animale à Toulouse

L’abeille excède ce qu’elle est : on l’a toujours symboliquement sur-gonflée, ou soumise à une overdose métaphorique. On l’a tantôt décrite comme un puits de science, tantôt comme un modèle de vertus : elle serait dévouée, fiable, fidèle, altruiste, travailleuse, économe on en a fait l’emblème de la monarchie ou de l’empire, mais aussi de l’anarchie, de la démocratie, du communisme on a tiré de son comportement des leçons d’industrie, d’organisation, de poésie, de piété, de chasteté ou au contraire de butinage et on la prend régulièrement en exemple lorsqu’on parle d’intelligence collective, ou bien de citoyenneté participative, on bien d’auto-organisation.

Est-ce que cela ne fait pas trop pour une petite bête ?

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Qu’y a-t-il en elle qui nous fascine tant ?

D’où vient l’idée que ces « mouches à miel » pourraient nous aider à mieux penser, à mieux savoir qui nous sommes et d’où nous venons ?

(Une rediffusion du 24 octobre 2015)

Aurore Avarguès devant ses ruches
Aurore Avarguès devant ses ruches
Aurore Avargues pendant une expérience
Aurore Avargues pendant une expérience

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