Arrachage d'une mandragore (Manuscrit Tacuinum Sanitatis, Bibliothèque nationale de Vienne, v. 1390)
Arrachage d'une mandragore (Manuscrit Tacuinum Sanitatis, Bibliothèque nationale de Vienne, v. 1390) - Inconnu
Arrachage d'une mandragore (Manuscrit Tacuinum Sanitatis, Bibliothèque nationale de Vienne, v. 1390) - Inconnu
Arrachage d'une mandragore (Manuscrit Tacuinum Sanitatis, Bibliothèque nationale de Vienne, v. 1390) - Inconnu
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« Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme. » Anatole France

Avec
  • Florence Burgat philosophe, directrice de recherche à l’INRA et co-rédactrice en chef de la Revue Semestrielle de Droit Animalier

« Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme », notait Anatole France, qui, en l’occurrence, y allait peut-être un peu fort. Reste que les plantes ne sont pas des choses. Elles vivent. Elles vivent bel et bien, au mois de façon dite « végétative », si les mots ont encore une signification. Mais tentons d’être plus précis : en quel sens vivent-elles ? Par exemple, peut-on dire des plantes qu’elles ont un corps, qu’elles possèdent un corps qui leur est propre ? Si la réponse à cette question est négative, est-il légitime d’avancer que les plantes souffrent ? Si on considère que, oui, les plantes souffrent, alors faut-il remanier la signification du verbe « souffrir » pour tenir compte de l’éventuelle spécificité de la souffrance végétale ? Sauf à considérer que les plantes peuvent souffrir comme les animaux, et autant qu’eux. Posons la question autrement, d’une façon trop lapidaire : est-il plus éthique de faire souffrir une carotte qu’un lapin ?

Avec Florence Burgat, philosophe, directrice de recherche à l’INRAE (Institut National de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), affectée aux Archives Husserl à l’ENS, auteure de "Qu'est-ce qu'une plante? Essai sur la vie végétale" (Seuil, 2020)

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L'équipe

Etienne Klein
Etienne Klein
Etienne Klein
Production
Thierry Beauchamp
Collaboration
Delphine Lemer
Réalisation