L'aluminium est utilisé comme adjuvant vaccinal depuis 1926. Du fait de sa forte toxicité, il était censé être excrété de l’organisme par les voies urinaires dans les 2 à 3 semaines suivant l’injection.  - ABO / Science Photo Library
L'aluminium est utilisé comme adjuvant vaccinal depuis 1926. Du fait de sa forte toxicité, il était censé être excrété de l’organisme par les voies urinaires dans les 2 à 3 semaines suivant l’injection. - ABO / Science Photo Library
L'aluminium est utilisé comme adjuvant vaccinal depuis 1926. Du fait de sa forte toxicité, il était censé être excrété de l’organisme par les voies urinaires dans les 2 à 3 semaines suivant l’injection. - ABO / Science Photo Library
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Résumé

Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler des adjuvants vaccinaux, notamment ceux à base d’aluminium, un produit neurotoxique reconnu.

avec :

Romain Gherardi (spécialiste des maladies neuromusculaires, diplômé en neurologie et en pathologie, Professeur des Universités).

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Depuis quelques années, une défiance croissante envers les vaccins gagne la population française. Des rumeurs alarmantes circulent à leur sujet, notamment sur leurs effets secondaires. Que faut-il en penser ? Qui croire ? Comment savoir ?

On sent comme une difficulté à débattre de la vaccination. Car dès qu’on commence à discuter, dès les premiers mots prononcés, on se trouve vite rangé tantôt dans le camp des obscurantistes, tantôt dans celui des suppôts de l’industrie pharmaceutique. Toute nuance, toute position intermédiaire, semble interdite.

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Si nous avons choisi d’aborder ce sujet devenu sensible, ce n’est certainement pas pour remettre en cause les effets bénéfiques, qui sont réels, incontestables et considérables, de la vaccination. Le but est de faire le point, de la façon la plus intelligible et la plus claire possible, sur la science des vaccins. Qu’est-ce qui est su ? Qu’est-ce qui est compris ? Qu’est-ce qui demanderait davantage de recherche ?

Ces derniers temps, on entend beaucoup parler des adjuvants vaccinaux, notamment ceux à base d’aluminium. Il va de soi que la très grande majorité d’entre nous, qui sommes à la fois vaccinés et en bonne santé, les tolèrent parfaitement bien. Mais peut-on affirmer pour autant que cela est vrai pour tout le monde ? Ne pourrait-il pas y avoir une très faible fraction de personnes qui, pour diverses raisons - génétiques par exemple - pourraient tomber malades à cause de ces adjuvants ?

Bref, sommes-nous absolument tous égaux face à la vaccination ? Si oui, tant mieux. Sinon, comment parvenir à une vaccination personnalisée ?

Invité : Romain Gherardi, biologiste, chef de service du Centre expert en pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri-Mondor (à Créteil). Il est l'auteur de Toxic story (Actes Sud, 2016).

Références

L'équipe

Etienne Klein
Etienne Klein
Etienne Klein
Production
François Caunac
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration