Exposition Persona
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Résumé

La frontière qui sépare les humains de ceux qui les entourent subit des érosions et des glissements. Qu’est-ce qui fait qu’une entité, vivante ou inerte peut nous sembler être une personne, ou presque une personne ?

avec :

Anne-Christine Taylor (ethnologue américaniste, directrice de recherche émérite au CNRS.).

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La frontière qui sépare les humains de ceux qui les entourent subit des érosions et des glissements. On se pose la question de savoir si les animaux devraient avoir des droits, si les robots devraient en être dotés aussi. Même s’il n’est pas nouveau, l’enjeu de cette question est de taille. Il divise le monde entre d’un côté les partisans de l’élargissement de la notion de « personne » à d’autres êtres que les humains et, de l’autre, ceux qui refusent cette extension catégorielle au nom de l’humanisme : les machines doivent rester des machines, les objets doivent rester des objets, les animaux doivent rester des animaux, sans quoi il deviendrait bien difficile de les manger.

Les premiers se retrouvent taxés de naïveté ou d’inconscience, on les accuse même de saper les fondements du pacte social. Les autres ne voient pas toujours que le grand partage qu’ils défendent – les animaux sont des animaux et pas plus que cela, les objets sont des objets et rien d’autre – est une idée assez neuve. Elle remonte au projet des Lumières, qui a imposé une cure d’amaigrissement à tout ce qui, dans l’entourage de l’homme, pouvait, de près ou de loin, lui ressembler sans lui être complétement équivalent.

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Mais qu’est-ce qui fait qu’une entité, vivante ou inerte peut nous sembler être une personne, ou presque une personne ? Par quoi un objet, une image, un minéral, un animal, un végétal peut avoir l’air d’abriter quelqu’un ? Et d’où nous vient cette facilité à traiter comme des humains des êtres qui ne nous ressemblent pas, ou pas beaucoup ?

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Références

L'équipe

Etienne Klein
Production
Catherine Madure
Collaboration
François Caunac
Réalisation