Umberto Eco en 2007 ©Getty - Leonardo Cendamo
Umberto Eco en 2007 ©Getty - Leonardo Cendamo
Umberto Eco en 2007 ©Getty - Leonardo Cendamo
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Résumé

Nous poursuivons notre voyage parmi les romans qui ont changé le monde en 1980, avec un roman policier médiéval : "Le Nom de la rose" d’Umberto Eco, une véritable invitation au voyage dans le temps.

avec :

Isabelle Heullant-Donat (historienne), Lorenzo Alunni (traducteur, romancier).

En savoir plus

Le Nom de la rose est un roman policier médiéval et une évocation du savoir au Moyen Âge. Ce roman montre à quel point une abbaye bénédictine au XIVème siècle est un microcosme, un monde en soi, reflet du nôtre. L’inquisiteur Guillaume de Baskerville et le jeune Adso de Melk, son secrétaire, sont confrontés à une série de crimes et d’hérésies, crimes qu’il va falloir élucider, tout comme il faut combattre l’hérésie pour remettre de l’ordre dans le cosmos. Au centre du roman se trouve une bibliothèque, et un manuscrit, autant de métaphores de la quête du savoir et de la position de l’être humain au centre d’un labyrinthe somme toute très borgésien.
Le nom de la rose est traduit de l’Italien par Jean-Noël Schifano.

Pour en parler aujourd'hui

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Le roman du plaisir de l’érudition

Le Nom de la rose parait en 1980 en Italie, c'est le premier roman d'Umberto Eco qui à 50 ans est un universitaire et une figure publique reconnue. Le roman se déroule au XIVe siècle dans une abbaye bénédictine. Isabelle Heullant-Donnat souligne sa précision et justesse historique, énonçant : "sa plume réussit à faire passer cette époque et à la rendre intelligible, alors que ça ne semble pas du tout évident". L'historienne précise la querelle politico-religieuse ; à la suite d'une double élection qui a eu lieu en 1314, une querelle se noue, qui s'ajoute à une querelle au sein du milieu franciscain relative à la pauvreté. Umberto Eco introduit une intrigue policière dans ce contexte complexe. Lorenzo Alunni évoque les entretiens et textes critiques de l'auteur ajoutant "Umberto Eco dit : l'auteur ne doit rien ajouter, le roman parle de lui-même - alors qu'Eco est celui qui ajoute le plus et ne peut s'empêcher d'analyser son propre roman, on connaît tous les détails de l'histoire de la construction du roman et de l'histoire éditoriale !"

58 min

Extrait

"Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu et la tâche d'un moine fidèle serait de répéter chaque jour avec humilité psalmodiante l'unique inchangeable évènement dont on puisse affirmer l'incontestable vérité."

59 min

Générique

Archives diffusées

  • Umberto Eco au micro de Francesca Piolot sur France Culture en 1983
  • Umberto Eco en compagnie du psychanalyste Jean Guir

Lecture par Delphine Cogniard