De gauche à droite : Van Dongen, Ma gosse et sa mère, vers 1907 1908 © ADAGP 2018 Paris /Vendeuse, Orlando West, Soweto, Johannesburg 1972 © David Goldblatt /Ceija Stojka, sans titre, 2003
De gauche à droite : Van Dongen, Ma gosse et sa mère, vers 1907 1908 © ADAGP 2018 Paris /Vendeuse, Orlando West, Soweto, Johannesburg 1972 © David Goldblatt /Ceija Stojka, sans titre, 2003
De gauche à droite : Van Dongen, Ma gosse et sa mère, vers 1907 1908 © ADAGP 2018 Paris /Vendeuse, Orlando West, Soweto, Johannesburg 1972 © David Goldblatt /Ceija Stojka, sans titre, 2003  - © Ceija Stojka, Adagp
De gauche à droite : Van Dongen, Ma gosse et sa mère, vers 1907 1908 © ADAGP 2018 Paris /Vendeuse, Orlando West, Soweto, Johannesburg 1972 © David Goldblatt /Ceija Stojka, sans titre, 2003 - © Ceija Stojka, Adagp
De gauche à droite : Van Dongen, Ma gosse et sa mère, vers 1907 1908 © ADAGP 2018 Paris /Vendeuse, Orlando West, Soweto, Johannesburg 1972 © David Goldblatt /Ceija Stojka, sans titre, 2003 - © Ceija Stojka, Adagp
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Résumé

Trois expositions sont au sommaire de La Dispute consacrée aux arts plastiques : "Van Dongen et le bateau lavoir" jusqu'au 26 août au Musée Montmartre, "David Goldblatt" jusqu’au 13 mai au Centre Pompidou et "Ceija Stojka, une artiste rom dans le siècle" jusqu’au 20 mai à la Maison Rouge.

avec :

Frédéric Bonnet (Journaliste au Journal des Arts), Sandra Adam-Couralet, Anaël Pigeat (Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture).

En savoir plus

"Ceija Stojka, une artiste Rom dans le siècle" jusqu’au 20 mai à la Maison Rouge.    

Ceija Stojka, sans titre, 1993, acrylique sur carton. © Ceija Stojka, Adagp, 2017. Courtesy Hojda et Nuna Stojka
Ceija Stojka, sans titre, 1993, acrylique sur carton. © Ceija Stojka, Adagp, 2017. Courtesy Hojda et Nuna Stojka
Ceija Stojka, Sans titre, sans date, acrylique sur carton. © Ceija Stojka, Adagp, 2017. Courtesy Galerie Kai Dikhas
Ceija Stojka, Sans titre, sans date, acrylique sur carton. © Ceija Stojka, Adagp, 2017. Courtesy Galerie Kai Dikhas

Présentation officielle : Ceija Stojka est née en Autriche en 1933, cinquième d'une fratrie de six enfants dans une famille de marchands de chevaux rom d'Europe Centrale, issue des Lovara. Déportée à l'âge de dix ans, parce que Rom, avec sa mère Sidonie et d'autres membres de sa famille, elle survit à trois camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen.

C'est seulement quarante ans plus tard, en 1988, à l’âge de cinquante-cinq ans, qu'elle ressent le besoin et la nécessité d'en parler ; elle se lance dans un fantastique travail de mémoire et, bien que considérée comme analphabète, écrit plusieurs ouvrages poignants, dans un style poétique et très personnel, qui font d'elle la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner de son expérience concentrationnaire contre l'oubli et le déni, contre le racisme ambiant.

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Son œuvre peinte ou dessinée, réalisée en une vingtaine d'années, sur papier, carton fin ou toile, compte plus d'un millier de pièces. Ceija peignait tous les jours, dans son appartement de la Kaiserstrasse à Vienne.
On note deux axes dans son travail pictural : la représentation, sans omettre les détails, des années terribles de guerre et de captivité endurées par sa famille, par son peuple ; en parallèle elle peint des paysages colorés idylliques, évocations des années d'avant-guerre, quand la famille Stojka, avec d'autres Roms, vivait heureuse et libre en roulotte dans la campagne autrichienne.

J’ai été saisi par cette exposition. Arnaud Laporte

Il y a ici le filtre de la mémoire qui rend compte de ces sujets d’une façon très différentes. Anaël Pigeat

C’est une exposition bouleversante, par l’histoire de Ceija Stojka mais également par ses œuvres qui traduisent l’urgence d’une mémoire. Sandra Adam-Couralet

C’est une exposition très difficile à commenter car la dimension humaine, émotionnelle et tragique surpasse la dimension plastique et visuelle. Oui le contenu me touche mais la forme ne m’intéresse pas. Frédéric Bonnet

Ceija Stojka, Der Krieg ist aus, Bergen-Belsen, 1945, 2005 encre sur carton © Ceija Stojka, Adagp, 2017
Ceija Stojka, Der Krieg ist aus, Bergen-Belsen, 1945, 2005 encre sur carton © Ceija Stojka, Adagp, 2017

Rétrospective consacrée à "David Goldblatt" jusqu'au 13 mai au Centre Pompidou 

21h00, voyage de retour : car Marabastad-Waterval. Pour la plupart des passagers, le cycle recommencera demain entre 2 et 3 heures du matin. 1984. n
21h00, voyage de retour : car Marabastad-Waterval. Pour la plupart des passagers, le cycle recommencera demain entre 2 et 3 heures du matin. 1984. n
- © David Goldblatt
Petit propriétaire avec sa femme et leur fils aîné, à l’heure du déjeuner, Wheatlets, environs de Randfontein, Gauteng, septembre 1962
Petit propriétaire avec sa femme et leur fils aîné, à l’heure du déjeuner, Wheatlets, environs de Randfontein, Gauteng, septembre 1962
- © David Goldblatt

Présentation du Centre Pompidou : 

Le Centre Pompidou consacre pour la toute première fois une rétrospective à l’œuvre de David Goldblatt, figure clé de la scène photographique sud-africaine et artiste phare du documentaire engagé. À travers ses photographies, Goldblatt raconte l’histoire de son pays natal, sa géographie et ses habitants. L’artiste entretient dans son œuvre une tension singulière entre les sujets, le territoire, le politique et la représentation. L’exposition retrace son parcours à travers un choix de séries majeures et dévoile aussi des ensembles plus méconnus, comme ses premières photographies prises dans les townships de Johannesbourg. La série On the Mines, devenue aujourd’hui une œuvre emblématique de l’histoire de la photographie documentaire, est présentée avec des tirages de travail. L’exposition montre enfin une partie de la série Particulars appartenant à la collection du Centre Pompidou, ou encore le travail plus récent de l’artiste à travers la série Intersections. Toutes ces séries reviennent avec acuité sur la complexité des relations sociales sous l’apartheid.

Il était temps de montrer David Goldblatt en grand à Paris ! Arnaud Laporte

Le travail de David Goldblatt est humaniste, dans une démarche simple, c'est très politique, engagé, mais jamais militant. Ce sont des images calmes, posées et respectueuses des sujets. Il conserve intégrité du regard. Anaël Pigeat

La perspective humaine transparaît toujours chez David Goldblatt. L’événement de la photographie est essentiel dans son travail : faire l’expérience d'un moment présent, je trouve cela très beau. Sandra Adam-Couralet

Sans discours tapageur David Goldblatt rend compte de l’apartheid. Frédéric Bonnet.

Femme en train de fumer, Fordsburg, Johannesbourg 1972 épreuve gélatino-argentique, 40 x 40 cm Collection Centre Pompidou, Paris
Femme en train de fumer, Fordsburg, Johannesbourg 1972 épreuve gélatino-argentique, 40 x 40 cm Collection Centre Pompidou, Paris
- © David Goldblatt © Centre Pompidou / Dist. RMN-GP / Philippe Migeat
Samedi après-midi dans le quartier de Sunward Park, Boksburg, avril 1979 Épreuve gelatino-argentique, env. 41 x 40,5 cm Courtesy David Goldblatt et Goodman Gallery Johannesburg et Cape Town
Samedi après-midi dans le quartier de Sunward Park, Boksburg, avril 1979 Épreuve gelatino-argentique, env. 41 x 40,5 cm Courtesy David Goldblatt et Goodman Gallery Johannesburg et Cape Town
- © David Goldblatt
Oom At Geel, Nietverdiend, Marico Bushveld, province du Nord-Ouest, décembre 1964 Épreuve gelatino-argentique, 33 x 48,5 cm Courtesy David Goldblatt et Goodman Gallery Johannesburg et Cape Town
Oom At Geel, Nietverdiend, Marico Bushveld, province du Nord-Ouest, décembre 1964 Épreuve gelatino-argentique, 33 x 48,5 cm Courtesy David Goldblatt et Goodman Gallery Johannesburg et Cape Town
- © David Goldblatt

"Van Dongen et le bateau lavoir" jusqu'au 16 août au Musée Montmartre

Kees van Dongen, Les artistes du cirque, 1904  © ADAGP 2018, Paris
Kees van Dongen, Les artistes du cirque, 1904 © ADAGP 2018, Paris
Kees van Dongen, Les Lutteuses de Tabarin, 1908 huile sur toile, 150,5 x 164 cm, Nouveau musée national de Monaco © ADAGP 2018, Paris
Kees van Dongen, Les Lutteuses de Tabarin, 1908 huile sur toile, 150,5 x 164 cm, Nouveau musée national de Monaco © ADAGP 2018, Paris

Présentation officielle : Dans le cadre de l’année culturelle néerlandaise en France, le Musée de Montmartre organise une exposition centrée sur « Van Dongen et les artistes du Bateau-Lavoir », du 16 février 2018 au 26 août 2018. Le Musée de Montmartre évoque déjà, dans ses collections permanentes, à quel point le Bateau-Lavoir, situé Place Emile Goudeau à quelques pas de l’actuel musée, a joué un rôle important dans la naissance de l’Art moderne à Paris. L’art antiacadémique, la liberté, l’esprit de révolution, l’art populaire et le dialogue entre les arts sont les facteurs qui vont stimuler l’arrivée d’un nouveau siècle artistique avec le fauvisme et le cubisme au Bateau-Lavoir.

Van Dongen réside au Bateau-Lavoir à partir de la fin de l’année 1905 et fréquente, entre autres, l’artiste néerlandais Otto van Rees, ainsi que Maurice Vlaminck, André Derain, Henri Matisse et Pablo Picasso. Le séjour au Bateau-Lavoir de Van Dongen a considérablement influencé l’évolution de son œuvre. Cette exposition entend montrer à quel point cette période fut déterminante pour l’artiste ; c’est la raison pour laquelle nous montrerons l’évolution de sa création tout au long de sa carrière

Il n’y a effectivement pas que des chefs-d’œuvre mais cette exposition m’a amusée surtout dans la manière où elle raconte la façon dont Van Dongen s’est construit une identité et sa compétition avec Picasso ! Sandra Adam-Couralet

Kees van Dongen, Deux yeux, 1911 huile sur toile, 65 x 54 cm, collection particulière, courtesy Het Noordbrabants Museum, Bois-le-Duc © ADAGP 2018, Paris
Kees van Dongen, Deux yeux, 1911 huile sur toile, 65 x 54 cm, collection particulière, courtesy Het Noordbrabants Museum, Bois-le-Duc © ADAGP 2018, Paris
Kees van Dongen, Moulin-Rouge ou le Promenoir (Au café), vers 1904 huile sur toile, 30 x 43 cm, collection Plaussu, courtesy Galerie de la Présidence, Paris © ADAGP 2018, Paris
Kees van Dongen, Moulin-Rouge ou le Promenoir (Au café), vers 1904 huile sur toile, 30 x 43 cm, collection Plaussu, courtesy Galerie de la Présidence, Paris © ADAGP 2018, Paris

Vos commentaires : 

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Programmation musicale : 

Bayede - Imbongi ze nkisi

Song 16 - Line Adam

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

Références

L'équipe

Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Production
Antoine Lachand
Antoine Lachand
Antoine Guillot
Chronique
Lucile Commeaux
Production déléguée
Emmanuel Dupuy
Chronique
Yasmine Youssi
Chronique
Marie-Aude Roux
Chronique
Olivier Lamm
Chronique
René Solis
Chronique
Boris Pineau
Collaboration
Murielle Joudet
Chronique
Julien Gester
Chronique
Thierry Chèze
Chronique
Hugo Cassavetti
Chronique
Romain Burrel
Chronique
Camille André
Collaboration
Iris Brey
Chronique
Joseph Ghosn
Chronique
Sophie Rosemont
Chronique
Laurent Nunez
Chronique
Daniel Finot
Réalisation
Guillaume Tion
Chronique
Corinne Rondeau
Chronique
Florian Gaité
Chronique
Aïssatou N'Doye
Collaboration
Harry Bellet
Chronique
Anaël Pigeat
Chronique