France Culture
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Ce soir La Dispute, présentée par Antoine Guillot, s’intéresse à l'actualité cinématographique en présence des critiques suivants :

  • ** Florence Ben Sadoun (Elle)**

- Charlotte Garson (Les Cahiers du cinéma)

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- Corinne Rondeau (France Culture)

Seront abordés les films suivants :

L'Intervallo
L'Intervallo

"L’Intervallo", c’est une journée dans la vie de deux adolescents d’un quartier populaire de Naples. Salvatore, 17 ans, le fils du marchand ambulant de granita, mal dans sa peau, la moue maussade, est forcé par la camorra, sans qu’on lui ai dit pourquoi, de garder une jeune fille forte en gueule, Veronica, 15 ans, dans un immense pensionnat désaffecté, en attendant l’arrivée du boss local. La relation entre les deux, d’une confrontation où la peur de ce qui peut leur arriver se mêle à celle qui peut exister entre deux jeunes gens de cette âge aux sexes opposés, va évoluer vers une sorte de complicité, favorisée par le lieu incroyable où le film a été tourné, l’ancien hôpital psychiatrique Leonardo Bianchi de Naples, vaste bâtiment en ruine et envahi par la végétation, qui devient pour les deux jeunes gens un terrain d’aventure, et pour le film un formidable territoire de poésie.

On connaissait Leonardo Di Costanzo comme réalisateur de documentaires, on garde notamment en mémoire Un cas d’école, diffusé à la télévision française, qui suivait un an d’une classe de collège dans la banlieue de Naples. Deux des personnages principaux de ce film ont d’ailleurs inspiré l’histoire de "L’Intervallo", film de fiction très ancré dans la réalité, notamment par ce qu’il montre de l’emprise psychologique, de la violence pas nécessairement physique qui assurent la domination de la camorra sur la région napolitaine. « Au lieu de parler des faits divers sanglants, j’ai évoqué les effets qu’avait la domination de la criminalité organisée sur les habitants de Naples », déclare Leonardo Di Costanzo dans le dossier de presse. Et de fait, "L’Intervallo" peut être vu comme l’anti-Gomorra, ou plutôt comme son complément indispensable pour comprendre ce que veut dire vivre à Naples aujourd’hui.

Antoine Guillot

-Le coeur a ses raisons de Rama Burshtein (ARP Sélection)

J’avais évoqué il y a cinq mois dans la revue de presse culturelle ce pan totalement inconnu sous nos latitudes du cinéma israélien, un monde parallèle où des membres de la communauté juive orthodoxe, les hassidiques, principalement des femmes, produisent et réalisent, sous le contrôle de leur rabbin, des films pour leur communauté, projetés à l’occasion de mariages ou de fêtes religieuses. Rama Burshtein est de ces femmes réalisatrices, elle a tourné plusieurs courts métrages diffusés dans ce cadre, et passe avec "Le Coeur a ses raisons" pour la première fois au long métrage.

Née aux Etats-Unis, dans une famille laïque, elle a grandi près de Tel-Aviv et n’a rejoint une communauté orthodoxe qu’après ses études à l’école de cinéma Sam Spiegel de Jérusalem. La différence avec ses collègues cinéastes hassidiques, c’est que Rama Burshtein destine son film à un public profane, ce qui lui a permis d’arriver jusqu’à nous, en passant lui aussi par la Mostra de Venise, en compétition s’il vous plaît, ce qui a permis à son actrice principale, Hadas Yaron, d’y remporter le Prix d’Interprétation Féminine.

Voici donc dès demain sur vos écrans l’histoire de Shira, 18 ans, qui vit chez ses parents dans une communauté juive orthodoxe de Tel-Aviv. Elle aimerait bien se marier, comme sa sœur ainée. Mais celle-ci meurt en couche. La famille du beau-frère, Yochai, aimerait bien qu’il parte se remarier en Belgique, en emmenant l’enfant. Ce que ne supporte pas la mère de Shira, chez qui germe vite une bien meilleure idée : et si sa fille épousait le jeune veuf ?

En résulte un film à la beauté lumineuse et étrangement intemporelle, on pourrait être il y a deux siècles chez Jane Austen, à qui se réfère volontiers Rama Burshtein.

Antoine Guillot

Ainsi que les coups de cœurs :

  • de Charlotte Garson :

L'exposition Le Monde enchanté de Jacques Demy à la Cinémathèque française du 10 avril au 4 août, le catalogue de l'exposition (Le Monde en-chanté de Jacques Demy) sous la direction de Matthieu Orléan (Skira-Flammarion) et L'Intégrale Jacques Demy-Michel Legrand ( Universal).

Les demoiselles de Rochefort
Les demoiselles de Rochefort

L’exposition Jacques Demy donne envie d’aller revoir ses films. Le catalogue, dirigé par Matthieu Orléan, le commissaire de cette exposition, est remarquable, c’est un catalogue qu’on garde, avec des grandes photos, des archives, et, surtout, de vrais textes. Il y a des textes synthétiques sur chaque pan de la vie de Jacques Demy, mais aussi des textes plus détaillés, notamment celui de Farid Chenoune, spécialiste de la mode, intitulé « Filmer Pénélope », qui porte sur toutes les cérémonies de coiffure, de costume, de maquillage de toutes les héroïnes de Demy. Dans l’intégrale de Demy-Legrand. Ce sont 12 CDs compilés, pour partie des bandes retrouvées dans des boîtes chez Agnès Varda par Stéphane Lerouge, qui a donné là-dessus une très belle conférence à la cinémathèque.

Charlotte Garson

  • d'Antoine Guillot :

The Lebanese Rocket Society de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (Urban Distribution).

Dust in the wind (Cedar IV)
Dust in the wind (Cedar IV)
- Courtesy galerie In Situ

Sans oublier la revue de presse culturelle de Chritophe Payet.

Et le coup de fil passé à Olivier Meneux, directeur de Ciclic (Agence régionale du Centre pour le livre et la culture numériques) au sujet des Cinémobiles, des camions qui transportent des salles de cinéma amovibles à travers la région Centre.

Pastille introductive : Gisèle CASADESUS

Références

L'équipe

Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Production
Eric Loret
Collaboration
Didier Méreuze
Collaboration
Antoine Lachand
Antoine Lachand
Antoine Guillot
Production déléguée
Frédéric Bonnet
Collaboration
Frédérique Briard
Collaboration
Florence Ben Sadoun
Collaboration
Emily Barnett
Collaboration
Emmanuel Dupuy
Collaboration
Yasmine Youssi
Collaboration
Alain Spira
Collaboration
Joëlle Gayot
Collaboration
Etienne de Montety
Collaboration
Gwénola David-Gibert
Collaboration
Nathalie Crom
Collaboration
Fabienne Pascaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Lisa Nesselson
Collaboration
Karine Papillaud
Collaboration
Léa Bismuth
Collaboration
Frédéric Ferney
Collaboration
Frédéric Potet
Collaboration
Philippe Delaroche
Collaboration
Marie-Aude Roux
Collaboration
Philippe Régnier
Collaboration
Olivier Lamm
Collaboration
René Solis
Collaboration
Richard Leydier
Collaboration
Mina Dos Santos
Collaboration
Seham Boutata
Collaboration
Patrick Sourd
Collaboration
David Comeillas
Collaboration
Hugo Cassavetti
Collaboration
Joseph Ghosn
Collaboration
Sabine Audrerie
Collaboration
Jean-Baptiste Thoret
Collaboration
Laurent Nunez
Collaboration
Anna Sigalevitch
Collaboration
Anne-Claire Norot
Collaboration
Jean-Max Colard
Collaboration
Charlotte Garson
Collaboration
Daniel Finot
Réalisation
Christophe Conte
Collaboration
Corinne Rondeau
Collaboration
Vincent Huguet
Collaboration
Véronique Mortaigne
Collaboration
Daniel Martin
Collaboration
Raphaël Sorin
Collaboration