de haut en bas : "Le lac des cygnes" (© Agathe Poupeney), "SAISON SÈCHE" (© Christophe Raynaud de Lage) et "Romances Incertios, un autre Orlando" (© Nino Laisné)
de haut en bas : "Le lac des cygnes" (© Agathe Poupeney), "SAISON SÈCHE" (© Christophe Raynaud de Lage) et "Romances Incertios, un autre Orlando" (© Nino Laisné)
de haut en bas : "Le lac des cygnes" (© Agathe Poupeney), "SAISON SÈCHE" (© Christophe Raynaud de Lage) et "Romances Incertios, un autre Orlando" (© Nino Laisné)
de haut en bas : "Le lac des cygnes" (© Agathe Poupeney), "SAISON SÈCHE" (© Christophe Raynaud de Lage) et "Romances Incertios, un autre Orlando" (© Nino Laisné)
de haut en bas : "Le lac des cygnes" (© Agathe Poupeney), "SAISON SÈCHE" (© Christophe Raynaud de Lage) et "Romances Incertios, un autre Orlando" (© Nino Laisné)
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Résumé

Ce soir, une Dispute spécialement consacrée à la danse avec : "Saison sèche" de Phia Ménard, "Romances Inciertos, un autre Orlando" du duo Nino Laisné et François Chaignaud et "Le Lac des cygnes" de Radhouane El Meddeb. Le festival "Faits d'hiver" fait également l'objet d'un coup de cœur.

avec :

Philippe Noisette, Marie Sorbier (Rédactrice en chef de I/O et productrice d'Affaire en cours sur France Culture), Anna Sigalevitch (Journaliste et auteure).

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"Saison sèche", en tournée jusqu'au 4 mai

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De : Phia Ménard - Compagnie Non Nova

Présentation officielle : Dans un lieu de résistance et d’insoumission, habité par des danseuses confrontées « à un sol qui tremble et à des murs qui suintent », se déroule un rituel artistique où les corps et les mots se conjuguent pour aller au-delà de « l’assignation des genres » et de son corollaire, le pouvoir patriarcal.

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Phia Ménard inscrit son rituel théâtral dans un rapport étroit entre matière et corps sans rechercher la beauté à tout prix, lui préférant la confrontation, le combat et le refus du confort. Corps et mots sont mis en mouvement, chorégraphiés avec une précision minutieuse pour organiser un chaos brûlant d'intensité et faire apparaître le poids d'un pouvoir masculin, sûr de lui, qui peut sembler immuable. La force de ce théâtre, qui mêle danse, musique et poésie permet de déstabiliser les certitudes, de créer le trouble et de déplacer les frontières, même les plus solides.

Prochaines dates :

  • 5 février : TANDEM Scène nationale Arras-Douai
  • 13 et 14 février : La Comédie de Valence
  • 28 février > 2 mars : La Criée (Marseille)
  • 7 mars : Théâtre des Quatre Saisons (Gradigan)
  • 13 et 14 mars : Le Grand T (Nantes)
  • 20 > 29 mars : TNB – Théâtre National de Bretagne (Rennes)
  • 4 mai : La Filature, Scène nationale (Mulhouse)

L'avis des critiques :

C’est vraiment une plasticienne avec des images très fortes, aussi puissantes que sensorielles. Je ne soupçonne pas du tout Phia Ménard de mauvaises intentions, mais pour moi dans cette deuxième partie, les femmes deviennent des caricatures. Il y a quelque chose de stérile et d'un peu grossier que je trouve très dommageable, parce que l’avant et l’après ne sont pas comme ça. Anna Sigalevitch

On est toujours heureux de la suivre. Elle a un engagement corporel sur scène assez particulier et c’est une grande plasticienne. Elle sait créer des images toujours surprenantes. Les femmes prennent possession de leur corps par quelque chose d’assez sauvage et violent, dans une transe chamanique. La deuxième partie est plus problématique. Marie Sorbier

Le spectacle est composé en deux parties, dont la seconde est presque caricaturale. Tout le spectacle tend vers la dénonciation du patriarcat. On a quelque chose de visuellement assez fort, mais quand même un peu faible au niveau du fond. C’est vraiment un problème de construction qui est lié à une volonté de tirer vers une dénonciation qui irait dans une provocation grotesque. Philippe Noisette

"Romances Inciertos, un autre Orlando", en tournée jusqu'au 13 juin

Chorégraphie : François Chaignaud Mise en scène et direction musicale : Nino Laisné

Présentation officielle : Romances Inciertos est un voyage dans le temps, porté par les musiciens réunis autour de Nino Laisné. C’est François Chaignaud, interprète d’exception, qui chorégraphie cet « autre Orlando ». Une épopée des métamorphoses.

Voyage musical autant que chorégraphique, Romances Inciertos puise dans les musiques espagnoles de tradition des XVIe et XVIIe siècles pour mettre en scène de savantes métamorphoses et donner à voir la renaissance de « personnages qui n’ont d’autre choix que de transformer le réel à la mesure de leur désir ». Tel l’Orlando de Virginia Woolf, François Chaignaud donne sur scène la pleine mesure de son talent, endossant les identités diverses : une jeune fille déguisée en soldat, la figure de San Miguel troublante d’androgynie ou la Tarara à la personnalité complexe et sulfureuse. Chaignaud est toutes ces « romances » à la fois tandis que les musiciens brodent des motifs d’une rare délicatesse sur théorbe, viole de gambe, bandonéon ou guitare baroque. Le résultat, ce Romances Inciertos, dont Nino Laisné assure la mise en scène et la direction musicale, prend les contours d’un tableau vivant. Hors temps, à la fois d’hier et d’aujourd’hui, cette création fascine par son audace certaine entre tradition et modernité. Du grand art.

Avec : François Chaignaud, Daniel Zapico, Jean-Baptiste Henry, Francois Joubert-Caillet, Pere Olivé

Prochaines dates :

  • 25 janvier : Théâtre de Chelles
  • 31 janvier et 1er février : Les 2 Scènes (Besançon)
  • 19 février : Le Cratère (Alès)
  • 27 janvier : Centre Chorégraphique National de Caen
  • 7 mars : La Scène national d’Orléans
  • 14 mars : Théâtre des Quatre Saisons (Gradignan)
  • 16 mars : La Mégisserie (Saint-Junien)
  • 20 > 22 mars : La Filature – Scène nationale (Mulhouse)
  • 8 avril : TAP (Poitiers)
  • 13 juin : Manège (Reims)

L'avis des critiques :

C’est un spectacle tout public, dans le sens le plus noble. C’est délicat et raffiné et à la fois cela tend vers une forme de cabaret. Ces trois types de musiques me mettent en transe. C’est d’une très grande qualité de jeu. Il faut souligner la performance de François Chaignaud qui chante plutôt très bien, notamment sur la voix basse, tout en dansant. Arnaud Laporte

C’est un spectacle en trois volets. François Chaignaud va endosser à la fois les costumes, les pointes, les talons et les échasses. Il donne corps à des fantômes, à des songes. Le spectacle est très bien articulé. Il a le bon goût d’être à la fois un spectacle historique et un spectacle rêvé. C’est vraiment magique dans le sens de la lumière. Il est ici à sa juste place. Philippe Noisette

C’est un spectacle que j’ai beaucoup aimé. L’histoire est présente, c’est très documenté et son corps même est chargé d’histoire. C’est un interprète d’aujourd’hui qui n’a pas du tout un rapport muséal à toute cette culture. Il y a une façon à la fois de s’abandonner et de se tenir qui m’a beaucoup touchée. C’est plus un spectacle sur la métamorphose et comment s’en sortir. Anna Sigalevitch

C’est beau, élégant, très raffiné. Je me suis demandée si un geste artistique allait vraiment me rester. J’ai été intéressée par cette dichotomie entre un spectacle très savant, documenté et qui est en même temps très accessible. C’est toujours intéressant de pouvoir recevoir un spectacle de plein de différentes façons. Marie Sorbier

"Le Lac des cygnes", en tournée jusqu'au 30 mars

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Musique : Piotr Ilitch Tchaïkovski Chorégraphie : Radhouane El Meddeb Direction : Hossein Pishkar

Présentation officielle : Depuis la version de Marius Petipa / Lev Ivanov, en 1894, le Lac des cygnes représente comme peu d'autres ballets l'image mythique de la danse académique. Tchaïkovski n'aura pas vécu assez longtemps cependant pour prendre la mesure de l'impact que sa formidable composition devait avoir auprès du public russe et international alors que tant de ses amis l'avaient déconseillé de se charger d'une commande de peu d'importance à leurs yeux par rapport à son ambition symphoniste. Cygne blanc et cygne noir, Odette et Odile, Siegfried et von Rothbart, les personnages légendaires qui composent ce ballet ont été interprétés de bien des manières par de nombreux chorégraphes depuis plus de cent vingt ans. C'est au tour du chorégraphe d'origine tunisienne Radhouane El Meddeb de proposer sa propre vision du Lac qui sera interprétée par la totalité du Ballet de l'OnR. Artiste entre deux cultures, artiste des deux rives de la Méditerranée, il aime interroger ses racines, le rapport à l'autre dans ce que celui-ci lui révèle de lui-même. Avec cette création très attendue, ce sont des territoires poétiques et imaginaires différents qu'il s'apprête à traverser.

Avec : le Ballet de l'Opéra national du Rhin

Prochaines dates :

  • 24 et 25 janvier : Théâtre municipal de Colmar
  • 1er > 3 février : La Filature (Mulhouse)
  • 27 > 30 mars : Théâtre National de Chaillot
"Le lac des cygnes" avec le Ballet de l'Opéra national du Rhin (© Agathe Poupeney)
"Le lac des cygnes" avec le Ballet de l'Opéra national du Rhin (© Agathe Poupeney)

L'avis des critiques :

Il y a des moments où le prince est complètement absent en scène. Je pense que ce spectacle est riche de beaucoup de pistes qui ne sont pas tout à fait abouties. La musique raconte quelque chose, elle est faite pour ce ballet-là. Je trouve qu’il manque un travail des bras, ce sont des cygnes auxquels on a coupé les ailes. Philippe Noisette

Il y a une déception première. Je n’ai pas vu de réécriture, mais plutôt une variation du « Lac des cygnes ». Il y a quand même ce prologue en silence qui m’a plu. Il y a aussi un grand manque d'émotion. On reste assez extérieur. Marie Sorbier

Je suis un peu dubitative. Il me semble que quand on monte le « Lac des cygnes », on monte soit l’histoire de façon narrative, soit il faut qu’il y ait une évocation et qu’il se passe quelque chose. Ici ce n’est ni l’un ni l’autre. Le décor est très simple, assez joli, mais il y a une forme de neurasthénie en scène. Il ne se passe pas grand-chose. Anna Sigalevitch

>> LE COUP DE CŒUR DE MARIE SORBIER : le festival "Faits d'hiver" jusqu'au 20 février

Edito : Si vous croyez que la danse contemporaine est de tout repos, autant vous avouez tout de suite que non, décidément non, elle ne vous facilite pas la vie. Pourquoi ? Mais, c’est ce que dit si bien Jean-Luc Godard, « une saturation de signes magnifiques qui baignent dans la lumière de leur absence d’explication », et même s’il l’a pensé pour le cinéma, il ne savait sans doute pas que sa formule limpide convenait idéalement à la danse comme art : la chorégraphie ! Cependant, et donc, quelle chance ! Vous voilà devant des corps en mouvement qui ne vous imposent aucune obligation, aucun sens pré-inscrit, aucun enjeu pré-mâché. Sur la scène, la danse vous offre la liberté d’être, instaure votre libre arbitre comme déterminant, essentiel. Merci qui ? Alors, un festival de danse, Faits d’hiver par exemple, s’amuse à rajouter du piment, de l’ouverture, de la différence. Car, en sus de la promesse décrite ci-avant, il joue des espaces de représentations, de leurs configurations chaque fois particulières. D’ailleurs, on peut circuler d’un lieu à l’autre, on peut se concentrer sur son quartier, on peut oser aller justement dans celui que l’on ne connaît pas. En sus du sus, les chorégraphies se déploient en grand, beaucoup de danseurs, en intime, vers les solos et duos, en compagnie d’artistes plus ou moins reconnus, ou même à découvrir. Et pour corser définitivement la proposition artistique du festival, assumons la différence des âges, l’idée d’une passation, d’une transmission à l’intérieur même de ces cinq semaines, 36 représentations, neuf créations… On danse toujours avec quelqu’un, même s’il est devant nous, sur scène. Ainsi l’invitation à la danse n’est plus celle du bal d’antan où l’on faisait tapisserie, elle surgit, souriante, au détour d’un théâtre, d’un programme, rien de plus facile. Finalement, vous voyez, la danse contemporaine est de tout repos, elle se niche partout, elle, mystérieuse et belle, vous attend. Christophe Martin

C'est davantage un coup de projecteur qu'un qu'un coup de coeur puisqu'il vient de commencer. Le festival propose 13 spectacles, dont 8 créations ce qui mérite d'être noté, avec une grande variété de chorégraphes. Il est intéressant de s'y plonger. Marie Sorbier

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Références

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Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
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Production
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Chronique
Antoine Lachand
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Production déléguée
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Collaboration
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Réalisation
Alexandre Comte
Chronique
Anaël Pigeat
Chronique