Crédits : Opéra comique, Sony Classical
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La Dispute est musicale ce soir. A son programme : les œuvres pour piano de Sibelius interprétées par Leif Ove Andsnes ; "Kein Licht" de Philippe Manoury et "Miranda", inspiré par une pièce de Shakespeare, mis en scène par Katie Mitchell et dirigé par Raphaël Pichon.

Avec

Sibelius : Œuvres pour piano, Leif Ove Andsnes (Sony Classical)

Présentation : Leif Ove Andsnes cultive un profond intérêt pour la musique de Sibelius qu’il connait depuis toujours. Dès 1990, sa passion s’est nourrie de sa rencontre avec l’un de ses meilleurs interprètes au XXème siècle, le chef finlandais Paavo Berglund (1929-2012), sous la direction duquel il a beaucoup joué.

Sibelius a écrit plus de 150 œuvres pour le piano, mais celles-ci sont longtemps restées dans l’ombre de sa musique orchestrale. Souvent considérées comme dépourvues des riches textures sonores caractéristiques de ses partitions orchestrales, elles sont en grande partie ignorées. Explorant l’intégralité de la production pianistique du compositeur, Leif Ove Andsnes a soigneusement sélectionné les pièces qu’il juge dignes d’être reconnues et avec lesquelles il se sent une profonde affinité, découvrant «des œuvres intrigantes, dotées des merveilleuses qualités que nous connaissons chez ce compositeur».Il a enregistré son nouvel album au Studio Teldex de Berlin en début d’année. «Il y avait un tel sentiment de découverte !, raconte-t-il. Tout le monde a été stupéfait à l’idée que les gens puissent tout ignorer d’une musique aussi belle et aussi accessible par un compositeur majeur. Il est merveilleux de penser que beaucoup l’entendront pour la première fois.»

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Anna Sigalevitch :

Le jeu de Andsnes est un équilibre parfait entre élégance, raffinement et naturel.

Marie-Aude Roux :

Andsnes parvient à faire sentir la singularité de cette musique.

Emmanuel Dupuy :

Sibelius, c'est le musicien des paysages qui revit grâce à l'interprétation d'un excellent pianiste.

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Kein Licht, à l'opéra Comique (du 18 au 22 octobre)

Avec Sarah Maria Sun, Olivia Vermeulen, Christina Daletska et Lionel Peintre.

Présentation : 11 mars 2011. Un séisme et le tsunami qui en résulte ravagent la côte orientale du Japon. Les systèmes de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima tombent hors service, les cœurs de deux réacteurs entrent en fusion. Les répercussions sont énormes, au niveau mondial, sur la place du nucléaire dans la politique énergétique des états.

Engagée et moraliste, la prix Nobel Elfriede Jelinek entame aussitôt Kein Licht, variation de monologues qui, dans une écriture éminemment musicale, disent l’effroi, la douleur, la perte, la colère. Nicolas Stemann est familier de ses textes qu’il met régulièrement en scène. Philippe Manoury travaille sur l’interaction entre acoustique et informatique et explore volontiers les nouvelles formes d’un théâtre musical.

Avec Kein Licht, tous deux organisent la rencontre entre théâtre de texte et musique de théâtre, composée à l’avance ou produite en temps réel. Ils nous offrent une réflexion visuelle et polyphonique, interactive et non dénuée d’humour, sur la place de la technologie dans nos vies, sur la place de la vie face à la technologie.

Marie-Aude Roux :

"Kein Licht" ne désespère pas le spectateur : l'ombre n'est pas définitive.

Emmanuel Dupuy :

C'est une oeuvre hybride sans action dramatique qui véhicule un message politique simpliste.

Anna Sigalevitch :

Il y a quelque chose du work in progress qui rend l'oeuvre originale.

Philippe Manoury. Crédits : Commeon
Philippe Manoury. Crédits : Commeon

Miranda, à l'opéra Comique (du 25 septembre au 5 octobre)

Avec Kate Lindsey, Henry Waddington, Katherine Watson, Allan Clayton, Marc Mauillon et Aksel Rykkvin.

Présentation : Dans une petite ville d’Angleterre, une famille se rassemble aux obsèques de Miranda. Pour ses enfants et son époux, la trame du temps s’est déchirée. Et pourtant passé et présent se confondent lorsqu’ils évoquent la femme qu’elle a été. Une vague d’émotions et de souvenirs submerge leur quotidien. Après une première collaboration sur les cantates de Bach, Katie Mitchell et Raphaël Pichon poursuivent leur exploration du répertoire baroque avec la collaboration de la librettiste Cordelia Lynn, dans une optique résolument dynamique et contemporaine.

Ancré dans les réalités britanniques d’aujourd’hui, Miranda actualise l’œuvre de Purcell, en particulier les pages d’une sensibilité atemporelle que lui inspiraient la représentation, ou encore l’épreuve de la mort – expérience commune par excellence.

De sa production sacrée à ses pièces instrumentales, en passant par ses partitions destinées aux théâtres londoniens à la fin du XVIIe siècle, Purcell inspire ce spectacle conçu comme un nouvel opéra, mais surtout comme un espace commun de méditation et de consolation.

Emmanuel Dupuy :

"Miranda" est sublimement interprété par l'Ensemble Pygmalion.

Anna Sigalevitch :

La direction est fluide et inspirée, mais la musique pâtit des choix de mise en scène.

Marie-Aude Roux :

Le propos dramaturgique est inconsistant.

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L'équipe

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Arnaud Laporte
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