En haut à gauche : La fête est finie ; à droite : Cannibale ; en bas : The Ooz
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En haut à gauche : La fête est finie ; à droite : Cannibale ; en bas : The Ooz - Wagram music, PIAS, XL Recordings
En haut à gauche : La fête est finie ; à droite : Cannibale ; en bas : The Ooz - Wagram music, PIAS, XL Recordings
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Résumé

La Dispute réunit trois critiques pour discuter de trois albums : celui de la fille d'Elli et Jacno, Calypso, "Cannibale" ; "Le fête est finie" d'Orelsan et "The Ooz" de King Krule.

avec :

Pascaline Potdevin (Chef de la rubrique culture de Grazia), Olivier Lamm (Journaliste et critique à Libération), Sophie Rosemont (Journaliste Culture à Rolling Stone, Les Inrocks, Vanity Fair, Vogue).

En savoir plus

Cannibale, Calypso (Le Label - PIAS)

Présentation officielle : « Je ne peux pas faire de compromis, ce n’est pas acceptable dans l’art », affirme Calypso. Fidèle à ses convictions, elle compose inlassablement, puis écrit – ses textes ne se contentent pas d’accompagner les mélodies, ils les habitent. Autre moyen d’expression, le visuel – primordial dans le corpus de Calypso. Elle souhaite que chaque image, chaque vidéo clip soit une petite oeuvre d’art qui emporte le spectateur. En témoignent les réalisations de Christophe Honoré pour « Le Jour » et le travail visuel d’Antoine Carlier sur les pochettes de Cannibale, ultra graphique mais onirique. Le 7e art, on l’a compris, fait partie intégrante de l’univers de Calypso – de Truffaut à Visconti, de Carax à Polanski en passant par Lynch. Le plus grand de son inspiration, elle la trouve dans les musiques de films de Georges Delerue, Antoine Duhamel, Ennio Morricone ou Vladimir Cosma. Tous s’entendent dans ce premier album où rien n’est laissé au hasard et pourtant fruit d’une composition spontanée. Puisant dans la sensualité des années 70, le foisonnement de la musique lyrique et effleurant, ici et là, aussi bien l’urbanité des années 90 que le ludique eighties, Cannibale se réinvente à chaque titre. Sans jamais se perdre en chemin, grâce à un chant à la fois distant et chaleureux qui laisse place aux fantasmes et aux projections.

Sophie Rosemont :

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L'album est charnel, joliment écrit et joue de contrastes émotionnels.

Pascaline Potdevin :

Calypso incarne un personnage qui lui donne une originalité.

Olivier Lamm :

C'est un disque de variété chic qui va chercher dans une funk molle et déjà-vu. L'album est presque morbide

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La fête est finie, Orelsan (Wagram music)

Présentation : Orelsan, de son vrai nom Aurélien Cotentin, né le 1er août 1982 à Alençon, dans l'Orne, est un rappeur, acteur et réalisateur français. Il se fait connaître sur Internet grâce à sa chanson Saint-Valentin puis perce en 2008 avec la chanson Changement.

Son premier album, Perdu d'avance, est publié le 16 février 2009. En mars 2009, une polémique éclate autour de son titre Sale pute (un morceau ne figurant pas sur l'album et uniquement disponible sous forme de clip sur Internet) lorsque la secrétaire d'État Valérie Létard y dénonce une incitation à la violence envers les femmes, ce qui ralentit les ventes du disque. L'album sera néanmoins nommé au Prix Constantin de 2009. Son deuxième album Le Chant des sirènes est publié le 26 septembre 2011, et est certifié disque de platine. Lors de la 27e cérémonie des Victoires de la musique le 3 mars 2012, il reçoit la « Victoire du meilleur album de musiques urbaines de l'année » et la « Victoire de la révélation au public de l'année ». - Wikipédia

Pascaline Potdevin :

L'album est varié, riche : c'est de la variété, un storytelling picturesque.

Sophie Rosemont : 

C'est la fin d'un récit d'apprentissage d'un homme qui dit sa fierté d'appartenir à la classe moyenne.

Olivier Lamm :

C'est un disque lourdingue quand il est dans une veine egotrip mais qui sait faire réfléchir.

Arnaud Laporte :

Je suis épaté car il nous attrape avec des mélodies efficaces et nous retient dans sa mélancolie.

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The Ooz, King Krule (XL Recordings)

Présentation officielle : A la dérive dans le sud de Londres, King Krule jette un regard déterminé sur son royaume. Il transforme ses observations, les confusions et les déchirements qui ont marqué sa jeunesse en récits poétiques d’une honnêteté saisissante et d’une beauté brutale. Avec ‘The OOZ’, Marshall endosse enfin le role de poète porte-parole d’une génération désorientée et confuse, peignant le portrait lugubre voire parfois éprouvant d’une ville qui se fragmente.

Alors que ‘Six Feat Beneath the Moon’ sorti en 2013 était une excavation rigoureuse et exhaustive du repertoire de Marshall, ‘The OOZ’ va droit au but avec rapidité et precision, dévoilant son mode opératoire dès les premières notes. Derrière les ornements et les guitares jazzy du premier titre, Marchall y affiche son intention, chantant l’amour en déliquescence et l’anéantissement personnel avec une précision aigue, presque douloureuse.

Les deux thèmes dévastateurs que sont l’annihilation de soi et la détérioration des relations humaines semblent inextricablement liés dans la vision de Marshall : se donner complètement à l’autre, c’est inévitablement s’engager à se perdre à son depart. Bien qu’étoffé par la voix chaleureuse de Okay Kaya, le titre ‘Slush Puppy’ n’en reste pas moins l’impitoyable dissection d’un couple qui n’a plus rien à s’offrir, à la manière d’une ballade de Gainsbourg et Birkin devenue toxique.

De titre en titre, Marshall s’enfonce dans les ténèbres alors qu’il tente désespérément de trouver refuge dans la ville qu’il connaît et qu’il aime pour ne rencontrer que l’échec, comme sur les titres ‘The Cadet Leaps’ et ‘Czech One’, premier extrait de l’album. Même le recours à des drogues synthétiques ne saurait endormir ses souffrances, comme il l’insinue dans ‘Emergency Blimp’ et ‘A Slide in (New Drugs)’. Le troisième extrait, ‘Half Man Half Shark’, s’enfonce encore plus profondément dans ce blues abrasif et décadent, exhibant cette fois une hallucination fiévreuse surréaliste et la progression terrifiante de la désintégration psychique.

Olivier Lamm :

Il fait de la chanson comme on fait de la musique électronique, en s'intéressant d'abord aux ambiances, à la plasticité.

Pascaline Potdevin :

C'est un disque de poète, impressionniste, qui déambule dans les rues de Londres, rassemble la souffrance, l'amour, le voyage.

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Interludes musicaux

  • "Dum Surfer", King Krule
  • "Christophe", Orelsan avec Maître Gims
  • "Apprivoisé", Calypso

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Références

L'équipe

Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Production
Antoine Lachand
Antoine Lachand
Antoine Guillot
Chronique
Thomas Beau
Réalisation
Lucile Commeaux
Production déléguée
Emmanuel Dupuy
Chronique
Yasmine Youssi
Chronique
Jean-Christophe Brianchon
Production déléguée
Marie-Aude Roux
Chronique
Olivier Lamm
Chronique
René Solis
Chronique
Boris Pineau
Collaboration
Murielle Joudet
Chronique
Julien Gester
Chronique
Thierry Chèze
Chronique
Hugo Cassavetti
Chronique
Romain Burrel
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Iris Brey
Chronique
Joseph Ghosn
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Sophie Rosemont
Chronique
Laurent Nunez
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Guillaume Tion
Chronique
Corinne Rondeau
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Florian Gaité
Chronique
Aïssatou N'Doye
Collaboration
Harry Bellet
Chronique
Anaël Pigeat
Chronique