"Saint Félix : enquête sur un hameau français" (© Hélène Harder), "Ysteria" (© Gérard Watkins), "Evel Knievel contre Macbeth" (©Marc Guinot)
"Saint Félix : enquête sur un hameau français" (© Hélène Harder), "Ysteria" (© Gérard Watkins), "Evel Knievel contre Macbeth" (©Marc Guinot)
"Saint Félix : enquête sur un hameau français" (© Hélène Harder), "Ysteria" (© Gérard Watkins), "Evel Knievel contre Macbeth" (©Marc Guinot)
"Saint Félix : enquête sur un hameau français" (© Hélène Harder), "Ysteria" (© Gérard Watkins), "Evel Knievel contre Macbeth" (©Marc Guinot)
"Saint Félix : enquête sur un hameau français" (© Hélène Harder), "Ysteria" (© Gérard Watkins), "Evel Knievel contre Macbeth" (©Marc Guinot)
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Résumé

Au sommaire de cette Dispute, deux pièces au Théâtre de la Tempête : "Ysteria" et "Saint Félix, enquête sur un hameau français" ainsi qu'une pièce aux Théâtre des Amandiers, "Evel Knievel contre MacBeth". Enfin, un coup de cœur de Caroline Châtelet pour "Vies de papier".

avec :

Jean-Christophe Brianchon (Rédacteur en chef de I/O Gazette), Philippe Chevilley (Chef du service culture des Echos), Caroline Châtelet (Journaliste culturel, membre de Revue Incise).

En savoir plus

"Ysteria" jusqu'au 14 avril au Théâtre de la Tempête

"Ysteria" (© Gérard Watkins)
"Ysteria" (© Gérard Watkins)

Texte et mise en scène : Gérard Watkins

Présentation officielle : Vieille affaire que celle de l’hystérie : du trouble ovarien selon Platon aux sorcières face à leurs inquisiteurs du Moyen Âge, jusqu’aux grandes leçons de Charcot à la Salpêtrière et aux Etudes sur l’hystérie de Freud et Breuer en 1895, cette affection – réputée féminine – fait énigme et a, de tout temps, constitué un défi au savoir – traditionnellement masculin – qu’il soit religieux, juridique ou médical. Mais qu’entend-on par ce terme ? Des atteintes corporelles (soudaine cécité, paralysie…), des troubles de l’humeur (rires, pleurs), de la mémoire, de la parole (aphasie, volubilité), convulsions, histrionisme… Aucun symptôme ne peut être dit typique. Toutefois Freud l’a posé définitivement : « l’hystérique souffre de réminiscences ». Mais aussi, l’hystérie instaure un mode de relation qui, par l’esquive ou la provocation, bouleverse le confort des savoirs, conteste l’ordre des familles et des services. « Moyen suprême d’expression » selon André Breton, l’hystérie, engageant le corps, rend manifeste qu’il y a lieu sans cesse de créer, d’inventer, de désirer : elle est un « bastion de résistance au bonheur masculin… en langage poétique ». 

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Dans l’esprit de recherche et d’écriture des Scènes de violences conjugales, Gérard Watkins propose une « étude » qui à la fois parcourt les conceptions passées et aborde la question des formes que prend aujourd’hui l’hystérie.

Avec : Julie Denisse, David Gouhier, Malo Martin, Clémentine Menard et Yitu Tchang

L'avis des critiques : 

C’est une expérience audacieuse de théâtre psy à la fois didactique et baroque. Je me suis pris au jeu des comédiens assez étonnants dans leur justesse et à cette  masse de questionnements sur l’hystérie. Finalement, j’ai été convaincu, on est pris comme dans un thriller. Cela m’a plu d’être déstabilisé. Philippe Chevilley 

J’avais peur d’avoir affaire une pièce qui parle de l’hystérie pour développer un discours un peu bien-pensant mais j’ai été assez décontenancé. C’est une pièce de théâtre empirique au sens premier du terme, un spectacle de la jouissance de la forme et du jeu. Jean-Christophe Brianchon

Je trouve ce spectacle passionnant sur le fond et la forme. Il y a une écriture de plateau et des choses très documentées. Les comédiens et comédiennes sont formidables dans tous les registres. Leur plaisir de jeu est manifeste. Cette qualité du in vivo est très réussie. C’est du naturel très travaillé. Arnaud Laporte

Je reconnais le travail sur la scénographie, le travail des acteurs mais tout est appuyé et je n’ai pas été prise. Au fur et à mesure du spectacle, j’ai eu l’impression de quitter le didactisme pour entrer dans une forme d’écrasement des enjeux de l’hystérie et de la psychanalyse. Caroline Châtelet 

"Evel Knievel contre MacBeth" jusqu'au 7 avril au Théâtre des Amandiers

"Evel Knievel contre Macbeth" (© Alexandre Dupont, Marc Guinot)
"Evel Knievel contre Macbeth" (© Alexandre Dupont, Marc Guinot)

Texte et mise en scène : Rodrigo García

Présentation officielle : Pour résumer l’affaire en vitesse – tout le monde a mieux à faire et il est déjà 20 heures passées – il s’agit d’une guerre encore plus longue et plus sanglante que celle de l’indépendance du Brésil, avec Ultraman et Neronga qui ont fait le voyage Tokyo-Salvador en classe affaires sans escale, en passant leur temps à tripoter le cul des hôtesses et à vider le bar, appelés pour combattre aux côtés du motard et cascadeur américain Evel Knievel qui se voyait mal libérer à lui tout seul le peuple bahianais de la tyrannie d’Orson Welles déguisé en Macbeth, qui s’était emparé du pouvoir et avait eu, qui plus est, l’idée brillante de rétablir l’esclavage. Bref, un cinglé.» Il s’agit donc là, tout simplement, de sauver la démocratie! nous dit Rodrigo García, auteur et metteur en scène de Evel Knievel contre Macbeth.

Avec : Núria Lloansi, Inge Van Bruystegem, Gabriel Ferreira Caldas

L'avis des critiques : 

C’est un spectacle qui brasse beaucoup d’icônes, de mots, d’images qui tombent à plat. Je pense que cela peut intéresser les amateurs de Rodrigo García de voir l’évolution de son travail. A la marge, cela peut aussi intéresser un public de scolaires qui serait fasciné par un théâtre un peu « barré ». Il y a dans le textes quelques fulgurances. Philippe Chevilley 

C’est un propos assez basique sur la société de consommation et le milieu de la publicité dont vient Rodrigo García. Il s’agit d’une critique de la société dans laquelle on vit mais au-delà de ça, il n’y a pas grand-chose. Jean-Christophe Brianchon 

L’agrégation de différentes références pouvait être intéressante mais j’ai trouvé cela d’une vacuité abyssale. La critique proposée dans le texte, à l’encontre de notre société de consommation, est assez éculée. Le texte n’est pas très intéressant et n’est jamais mis en crise par la mise en scène et le jeu des comédiens. Caroline Châtelet 

"Saint Félix, enquête sur un hameau français" jusqu'au 14 avril au Théâtre de la Tempête 

"Saint Félix : enquête sur un hameau français" (© Hélène Harder)
"Saint Félix : enquête sur un hameau français" (© Hélène Harder)

Texte et mise en scène : Elise Chatauret - Compagnie Babel

Présentation officielle : Du documentaire à la fiction, de l’enquête au fantastique, Saint-Félix raconte la rencontre de quatre citadins avec un petit village à la beauté hypnotique, en pleine mutation. 

Saint-Félix naît d’une enquête menée dans un hameau du même nom, quelque part en France. La compagnie Babel a rencontré et interrogé ses vingt habitants. Sur scène, quatre comédiens se lancent dans la reconstitution de Saint-Félix qui devient un endroit semi-réel et semi-imaginaire, miroir des tensions du monde. L’enquête peu à peu se resserre et le fantôme d’une jeune femme morte au village vient hanter tous les esprits. Entre documentaire et fiction, conte et enquête, de l’illusion du diorama au théâtre de marionnettes, Saint-Félix interroge les fantasmes du regard citadin devant ce « paradis perdu » mais aussi le regard de chacun sur les possibilités de représentation du théâtre : comment raconter et restituer un lieu sur scène ?

Avec : Justine Bachelet, Solenn Keravis, Emmanuel Matte, Charles Zévaco

L'avis des critiques : 

On passe d’un théâtre purement documentaire à un théâtre quasiment science-fictionnel. Ce pont de bascule est peut-être un peu violent. Mais sur le plan formel, cela reste assez jouissif de voir quelqu’un qui parvient aussi brilllamment à s’emparer du réel. Elise Chatauret est quelqu’un qui sait parfaitement faire du théâtre. 

C’est un passionnant spectacle sur ce qu’est que le travail documentaire. Il y a une intelligence dans la dramaturgie. La pièce opère un basculement avec une infime délicatesse. Caroline Châtelet 

Il y a une économie de moyen remarquable. On a une sensation de réel avec une extrême artificialité. C’est une petite troupe très homogène. Il y a une fluidité dans le passage d’une personne à une autre et une sorte de densité comique et tragique. Cela nous raconte beaucoup de choses sur notre époque. Arnaud Laporte 

Ce théâtre documentaire virant au conte et à la fable nous dit, l’air de rien, beaucoup sur la France d’aujourd’hui. C’est un spectacle captivant et charmant. En 1h15, il nous fait passer par des milliers de choses tout en restant intéressant sur ce qu’est ce que l’intercommunautalité. Philippe Chevilley

>> LE COUP DE CŒUR DE CAROLINE CHÂTELET : "Vies de papier" de la compagnie La Bande passante au 11 puis en tournée 

Le spectacle s’interroge sur ce que racontent les images et leur mise en récit à travers l’objet de l’album photo. En se saisissant de cet objet intime, les deux artistes rejoignent la grande Histoire. Ce spectacle se découvre comme un passionnant théâtre documentaire. Caroline Châtelet

Dates : http://ciebandepassante.fr/creation/vies-de-papier/

♪ Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Références

L'équipe

Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Production
Eric Loret
Chronique
Antoine Lachand
Antoine Lachand
Antoine Guillot
Chronique
Catherine Robin
Chronique
Charles Arden
Chronique
Lucile Commeaux
Production déléguée
Emmanuel Dupuy
Chronique
Yasmine Youssi
Chronique
Lily Bloom
Chronique
Laurent Bury
Chronique
Philippe Azoury
Chronique
Olivier Lamm
Chronique
Marie Sorbier
Chronique
Joséphine Dumoulin
Collaboration
René Solis
Chronique
Boris Pineau
Collaboration
Boris Atrux
Chronique
Murielle Joudet
Chronique
Julien Gester
Chronique
Sophie Bourdais
Chronique
Fabrice Piault
Chronique
Thierry Chèze
Chronique
Hugo Cassavetti
Chronique
Iris Brey
Chronique
Joseph Ghosn
Chronique
Sophie Rosemont
Chronique
Laurent Nunez
Chronique
Olivier Joyard
Chronique
Guillaume Tion
Chronique
Corinne Rondeau
Chronique
Florian Gaité
Chronique
Adrien Pontet
Chronique
Aïssatou N'Doye
Collaboration
Alexandre Fougeron
Réalisation
Alexandre Comte
Chronique
Anaël Pigeat
Chronique