A la découverte de la fascination de Paris pour l'Egypte : épisode 3/4 du podcast Une histoire de l'égyptomanie, passion française

Pyramide du Louvre, Paris, octobre 2015
Pyramide du Louvre, Paris, octobre 2015 ©Getty - Frédéric Soltan/Corbis
Pyramide du Louvre, Paris, octobre 2015 ©Getty - Frédéric Soltan/Corbis
Pyramide du Louvre, Paris, octobre 2015 ©Getty - Frédéric Soltan/Corbis
Publicité

En différents lieux, Paris porte les traces d'une fascination ancienne pour l'Egypte, omniprésente depuis le XVIe siècle. C'est sur ces traces qu'Emmanuel Laurentin vous entraîne, avec Jean-Marcel Humbert pour guide.

Avec
  • Jean-Marcel Humbert

Départ dans la Cour carrée du Louvre, au pied d'un frontispice représentant Isis. Occasion de rappeler ici que le culte isiaque a sans doute été vivace en France, que la déesse est dans tous les cas l'un des signes les plus utilisés dans le cadre de cette égyptomanie capitale. Puis, la petite troupe se rend place du Châtelet contempler la fontaine du Palmier déplacée et remaniée au 19e siècle lors des aménagements haussmaniens. Elle comprenait à l'origine un tronc de palmier. On peut y voir aujourd'hui, orientés vers les quatre points cardinaux, quatre sphynx. Le sphinx grande figure bien sûr de l'égyptomanie ambiante. A travers lui, plus ou moins bien réalisé selon les lieux, on perçoit de la sorte toute l'ambivalence de l'égyptomanie à la française : dans certains cas, dans une tradition toute droit héritée du voyage des savants aux côtés de Napoléon, on sent parfaitement le souci de justesse et de précision par rapport aux vestiges originaux ; dans bien d'autres cas au contraire, l'Egypte fanstasmée est prétexte à tous les délires. Après avoir également dit quelques mots de l'influence égyptienne en art - Aïda  par exemple - notre équipe se rend ensuite en plein coeur du quartier du Sentier, place du Caire très exactement, admirer quelques fleurons égyptomaniaques conçus au tout début du 19e siècle. On y voit le passage du Caire et la place du même nom, de 1805, et surtout le grand immeuble de 1828 avec ses têtes d'Athor et son bas-relief supérieur (qui surplombe des fenêtres gothiques !). Le tout comme un souk égyptien, "fleuron de l'égyptomanie mondiale ". Il nous restera alors juste assez de temps pour retourner au Louvre admirer la pyramide de verre dessinée par Pei (qui ne l'envisage pas comme une référence à l'Egypte). Une "non-pyramide" en raison de sa transparence et de son absence de base ? Un saut de le temps qui, dans tous les cas, nous fait voir que même en creux, l'Egypte exerce encore et toujours influence et fascination sur nos villes.

L'équipe