Ephigenie Mwkantabana dont le mari et les enfants ont été assassinés en 1994, dans sa maison de la province de Gitarama en avril 2008.  ©Getty - Shaul Schwarz
Ephigenie Mwkantabana dont le mari et les enfants ont été assassinés en 1994, dans sa maison de la province de Gitarama en avril 2008. ©Getty - Shaul Schwarz
Ephigenie Mwkantabana dont le mari et les enfants ont été assassinés en 1994, dans sa maison de la province de Gitarama en avril 2008. ©Getty - Shaul Schwarz
Publicité
Résumé

Comment l'histoire du génocide rwandais a-t-elle été documentée par les témoignages de survivants qui se sont exprimés notamment lors des tribunaux gacaca ? Comment les historiens peuvent-ils utiliser les témoignages des rescapés ?

avec :

Hélène Dumas (Historienne, chargée de recherches au CNRS.).

En savoir plus

Emmanuel Laurentin s'entretient avec Hélène Dumas , docteur en histoire à l'EHESS, spécialiste de l'histoire du génocide rwandais et des tribunaux gacaca, avec Magnifique Neza, doctorante à l’EHESS, rescapée du génocide, Martin Muhoza, membre du CNLG (Comité National de Lutte contre le Génocide) et rescapé du génocide, tous deux accompagnateurs du voyage des chercheurs français en avril 2014 sur les lieux de mémoire du génocide.

Survivant, rescapé, quel est le terme juste ?

Hélène Dumas : Les termes qui sont utilisés pour désigner les rescapés du génocide en kinyarwanda sont soit Abatutsi qui signifie les rescapés de la lance, et qui évoque une dimension de survie à quelque chose d’extraordinaire, soit Abarokotse Jenoside qui a une dimension plus religieuse, qui signifie les « sauvés », comme s’il y avait eu une intervention divine. Souvent en effet les rescapés interprètent leur survie en puisant au registre religieux. 

Publicité

Combien sont-ils aujourd’hui ?

Hélène Dumas : La société rwandaise post-génocide s’est recomposée de manière extrêmement importante : les réfugiés Tutsis partis dans les années 1960 sont rentrés au Rwanda, les populations Hutu parties en exil pendant le génocide à l’avancée des troupes du FPR sont également rentrées par vagues successives à partir de 1996. Dans cette société recomposée, les rescapés sont aujourd’hui très minoritaires. On estime à 300 000 leur nombre, soit 3% de la population rwandaise.

Références

L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Françoise Camar
Réalisation
Aurélie Marsset
Collaboration
Renaud Dalmar
Réalisation
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production déléguée
Séverine Liatard
Production déléguée
Séverine Cassar
Réalisation
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Anne Fleury
Réalisation
Anaïs Kien
Production déléguée