Pirates à l'abordage, gravure du XVIIIe siècle
Pirates à l'abordage, gravure du XVIIIe siècle ©Getty - Universal History Archive/UIG
Pirates à l'abordage, gravure du XVIIIe siècle ©Getty - Universal History Archive/UIG
Pirates à l'abordage, gravure du XVIIIe siècle ©Getty - Universal History Archive/UIG
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Pirates, forbans, flibustiers, boucaniers, corsaires, et écumeurs : quelles histoires derrière les visages burinés des "Frères de la Côte" et les récits, mythes, et légendes qui les auréolent ?

Avec
  • Philippe Hrodej maître de conférences en histoire moderne à l’université de Bretagne-Sud

Premier volet de cette semaine consacrée à l'histoire de la piraterie, Emmanuel Laurentin s'entretient ce matin avec Philippe Hrodej, maître de conférences en histoire moderne à l’université de Bretagne-Sud (CERHIO-Lorient), spécialiste de l’histoire du commerce colonial et des flibustiers à l’époque moderne. 

Nous plongeons donc dans l'âge d'or de la piraterie, ces XVIIe et XVIIIe siècles qui ont vu la Caraïbe, l'océan Indien ou la mer Rouge se peupler de ces "gens de mer" à la recherche d'une vie plus violente et plus courte, mais jugée préférable à la misère des marins.  

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Le célèbre pavillon du Jolly Roger est devenu l'emblème unique recouvrant une grande variété de situations historiques. Quand apparaît ce "logo" de la piraterie ?

Philippe Hrodej : Le fameux drapeau aux tibias croisés n’apparaît que vers 1700. Auparavant, il y a le pavillon rouge que l’on hisse dans la mâture pour signifier que l’on ne fera pas de quartiers. Quiconque voit un navire arborant ce pavillon peut compter ses hommes, ses munitions et voir si le jeu vaut la chandelle de résister ou s’il faut affaler les voiles, baisser pavillon : "mettre en panne". Sauf en Méditerranée où c’est le pavillon vert des Barbaresques qui produit le même effet : celui de conduire les équipages à abandonner le bateau près des côtes. Ce n’est qu’au tout début du XVIIIe siècle que le pavillon rouge est remplacé par le pavillon noir, orné d’un sablier ou d’une tête de mort. Mais ces représentations ont le même but : indiquer le peu de temps qui reste aux équipages pour prendre la bonne décision : celle de se rendre.

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© Getty

L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Production
Céline Leclère
Collaboration
Renaud Dalmar
Réalisation
Thomas Dutter
Réalisation
Marie-Laure Ciboulet
Réalisation
Marion Dupont
Collaboration
Séverine Liatard
Production déléguée
Séverine Cassar
Réalisation
Victor Macé de Lépinay
Production déléguée
Anne Fleury
Réalisation
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Production déléguée