Eleanor Roosevelt, épouse du président américain Théodore Roosevelt, l'une des artisans de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, 6 novembre 1951
Eleanor Roosevelt, épouse du président américain Théodore Roosevelt, l'une des artisans de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, 6 novembre 1951 ©AFP - DSK / AFP
Eleanor Roosevelt, épouse du président américain Théodore Roosevelt, l'une des artisans de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, 6 novembre 1951 ©AFP - DSK / AFP
Eleanor Roosevelt, épouse du président américain Théodore Roosevelt, l'une des artisans de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, 6 novembre 1951 ©AFP - DSK / AFP
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Eleanor Roosevelt, veuve du président Franklin Roosevelt, ardente défenderesse des droits de l’Homme fut la première présidente de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies en 1946.

Avec

"Eleanor Roosevelt, l'ascension politique d'une First Lady", un documentaire de Séverine Liatard réalisé par Marie-Laure Ciboulet.

Née en 1884 dans une famille de la haute bourgeoisie protestante américaine, Eleanor Roosevelt est la nièce d’un président et se marie avec un cousin éloigné, Franklin Delano Roosevelt. La jeune épouse et mère de famille plutôt timide et réservée soutient la carrière politique de son mari qui devient bientôt l’un des piliers du parti démocrate. Elle s’engage peu à peu au sein d’organisations féminines et féministes au sein desquelles elle rencontre des femmes juristes, journalistes, syndicalistes qui l’incitent à se former et à s’impliquer davantage. En 1921, Roosevelt est frappé par la poliomyélite et se déplace désormais difficilement. Eleanor Roosevelt devient alors ses « jambes et ses yeux ». Elle parcourt l’Amérique et devient une partenaire indispensable à la carrière politique de son mari élu victorieusement en 1932 dans une Amérique en plein marasme économique. Désormais First lady, Eleanor Roosevelt ne souhaite pas jouer uniquement le rôle d’hôtesse de la maison la plus prestigieuse du monde. Elle tient une chronique quotidienne, My day, reproduite dans une quarantaine de journaux, publie ses mémoires, anime une émission de radio, organise des tournées de conférences en faveur du New Deal et d’une politique sociale, s’engage sans concession contre la ségrégation à l’égard des afro-américains dans une Amérique éminemment raciste. Pendant la guerre, elle milite pour l’accueil des réfugiés juifs, se voit confier par son mari une tournée des troupes américaines dans le Pacifique. Outrepassant son rôle d’ « épouse de président », elle est parfois jugée gênante par le gouvernement, considérée comme une « rouge » par les conservateurs et se trouve être plus ou moins surveillée par le FBI du fait de ses fréquentations. Après la mort de Franklin Roosevelt, elle poursuit son activisme : elle milite notamment en faveur de la création de l’Etat d’Israël, participe aux côtés de René Cassin à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée en 1948, s’oppose fermement au maccarthysme tout en continuant à soutenir la cause des Noirs et des femmes.

Avec les analyses de Beata de Robien, écrivaine, André Kaspi, historien, Claude-Catherine Kiejman, journaliste, Pauline Peretz, historienne, Alexandre Rios-Bordes, historien, et Régine Torrent, journaliste, productrice de télévision et historienne.

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L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Production
Céline Leclère
Collaboration
Aurélie Marsset
Collaboration
Renaud Dalmar
Réalisation
Thomas Dutter
Réalisation
Marie-Laure Ciboulet
Réalisation
Séverine Liatard
Production déléguée
Séverine Cassar
Réalisation
Victor Macé de Lépinay
Production déléguée
Anne Fleury
Réalisation
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Production déléguée