Histoire de la mondialisation 2/5

France Culture
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Avec
  • Philippe Ryfman Professeur et chercheur associé honoraire à l’Université Paris I Panthéon. Egalement avocat, spécialisé dans le domaine du droit humanitaire international.
  • Sylvie Brunel Géographe, professeure à l'université Paris IV (Paris-Sorbonne)
Histoire de la mondialisation 2/5
Histoire de la mondialisation 2/5

Histoire de la mondialisation 2/5 © Le Cavalier bleu

Second temps de cette série consacrée à la mondialisation, où une mémoire de groupe nous invite à observer comment un mouvement planétaire prend de l'ampleur et se met peu à peu en place à l'échelon national. Amnesty International, quand l'indignation se fait mondiale , par Amélie Meffre et Marie-Christine Clauzet. En 1961, l'avocat londonien Peter Benenson, indigné par un article de l'Observer, relatant l'emprisonnement de deux étudiants portugais pour avoir porté un toast à la liberté, sous la dictature de Salazar, lance une campagne pour la défense des prisonniers de conscience. Rejoint par Sean Mac Bride, ancien ministre des Affaires étrangères d'Irlande et membre de la Cour européenne des droits de l'homme, récemment créée, il lance Amnesty International. Le mouvement entend faire respecter la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et notamment l'article 19 qui stipule que « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression ». Des sections de l'ONG se créent un peu partout en Europe (RFA, Pays-Bas, Italie, Suisse) et dans le monde (Inde, Pakistan, Etats-Unis). En France, il faudra attendre 1969 et la mobilisation de la journaliste Marie-José Protais et de l'archéologue Jean-Pierre Darmon pour que l'association prenne véritablement son essor. En 1971, la section compte une centaine de membres, à la fin des années 1980, ils sont 20 000 à adresser chaque mois des lettres pour la libération des prisonniers d'opinion, tant dans les pays de l'Est, de l'Ouest et du tiers monde. Ecole du « self contrôle », les courriers en direction des gouvernants, y compris des dictateurs, doivent rester courtois ; tous les prisonniers pour délits d'opinion, quelque soit leur combat, sont susceptibles d'être adoptés, dans la mesure où ils ne prônent pas la lutte armée. Ce sera le cas de Sakharov parmi des milliers, mais non celui de Mandela. Peu à peu, l'organisation s'empare des dossiers relatifs à la torture, puis se mobilise pour l'abolition de la peine de mort. Retour sur la mise en place et le développement de la section française, à travers les témoignages de Marie-José Protais , Jean-Pierre Darmon et Lise Weill , une militante des premières heures. Le documentaire est suivi, aux alentours de 9h35, par une discussion en compagnie de Sylvie Brunel , géographe, qui a travaillé dix-sept années auprès d'organisations d'action humanitaire et de Philippe Ryfman , avocat spécialiste de l'histoire des ONG.

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