Catherine et Natacha Coquery
Catherine et Natacha Coquery
Catherine et Natacha Coquery
Catherine et Natacha Coquery
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La transmission de l'histoire de mère en fille avec Catherine Coquery-Vidrovitch et Natacha Coquery.

L’Histoire, de mère en fille

Un documentaire de Séverine Liatard et Véronique Samouiloff

Catherine Coquery-Vidrovitch est une spécialiste de l’histoire de l’Afrique. Née en 1935, elle entame des études d’histoire au lendemain de la seconde guerre mondiale. Après un parcours d’excellence, elle se destine à l’histoire médiévale. Au cours d’un séjour à Oran en pleine guerre d’Algérie, alors qu’elle part rejoindre son mari géographe mobilisé sur place, elle change radicalement de sujet pour choisir l’Afrique comme terrain de recherche.

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Durant ces années 1960, en période de décolonisation, cette histoire de l’Afrique est marquée par des remises en cause historiographiques et institutionnelles mais aussi par la recherche de nouvelles archives orales, écrites, iconographiques et archéologiques qui n’appartiendraient pas au corpus colonial. Elle esquisse alors un véritable programme pour la recherche historique sur l’Afrique en énonçant dans le même temps de nouveaux questionnements. Elle publie des synthèses sur l’histoire de l’Afrique, l’histoire urbaine, l’histoire des jeunes, l’histoire des femmes pour s’intéresser ensuite davantage aux enjeux politiques de l’histoire coloniale.

Parmi ses quatre enfants, son aînée, Natacha Coquery a hésité entre la littérature et l’histoire pour finalement choisir cette dernière discipline. Spécialiste d’histoire urbaine et de la consommation au XVIIIe, l’idée de se consacrer à l’histoire de l’Afrique ne l’a jamais effleurée. Au niveau de ses thématiques de recherche, il s’agit plutôt selon elle d’une filiation paternelle parce que Michel Coquery était géographe, passionné de la ville et spécialiste d’urbanisme. Elle revendique le fait d’être enseignante-chercheuse parce qu’elle peut vraiment former ses étudiants à l’esprit critique et leur montrer en quoi la connaissance du passé est fondamentale pour comprendre le présent. D’une génération précédente, Catherine, sa mère, estime pour sa part avoir fait et faire encore de l’histoire engagée en s’intéressant à des problématiques comme la colonisation économique, politique et culturelle de l’Afrique ou en s’impliquant par exemple, comme sa fille, dans une association comme le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH) créée suite au vote de la défunte loi de février 2005 qui insistait sur les « effets positifs de la colonisation » et en prescrivait l’enseignement.

Avec Catherine Coquery-Vidrovitch et Natacha Coquery

L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Production
Françoise Camar
Réalisation
Aurélie Marsset
Collaboration
Renaud Dalmar
Réalisation
Séverine Liatard
Production déléguée
Séverine Cassar
Réalisation
Véronique Samouiloff
Réalisation
Victor Macé de Lépinay
Production déléguée
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Anne Fleury
Réalisation
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Production déléguée