Léon, Paul et Poliakov : épisode 2/4 du podcast Une histoire de l'antisémitisme

 Léon Poliakov, 2 octobre 1991
 Léon Poliakov, 2 octobre 1991 ©AFP - ARCHIVES / AFP
Léon Poliakov, 2 octobre 1991 ©AFP - ARCHIVES / AFP
Léon Poliakov, 2 octobre 1991 ©AFP - ARCHIVES / AFP
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Alain Lewkowicz et Thomas Dutter font revivre la vie et l'oeuvre du grand historien de l'antisémitisme d'origine russe Léon Poliakov, disparu en 1997, à travers une visite du bureau de son appartement parisien et des rencontres avec sa famille et ses proches.

Avec
  • Tal Bruttmann historien à la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
  • Annette Wieviorka Historienne, directrice de recherche honoraire au CNRS et vice-présidente du Conseil supérieur des Archives

Léon, Paul et Poliakov (1910-1997), un documentaire d’Alain Lewkowicz réalisé par Thomas Dutter.

Il y a 25 ans, je me rendais à Massy dans l’Essonne, à la résidence des Peupliers située dans l’avenue du Président-Kennedy. Je montais au dernier étage du n° 35 dans un appartement modeste au fond duquel, dans un petit bureau sombre et encombré de livres et de documents dont j’ignorais la nature, un grand monsieur m’attendait. Il s’appelait Léon Poliakov, historien de l’antisémitisme, dont j’avais lu en toute hâte les quatre volumes de son Histoire de l’antisémitisme. Je préparais alors un documentaire sur le Birobidjan, premier état juif créé en Union Soviétique au milieu des années 1920, et je venais chercher une lettre de recommandation auprès de mon hôte. J’enfouissais la précieuse missive dans mon sac, tirais ma révérence et ne devais plus jamais revoir cet homme à l‘accent russe très prononcé qui m’avait fortement intimidé. Septembre 2016. Le hasard me met sur la route de Jean-Michaël Poliakov, son fils, à qui je m’empresse de raconter ma rencontre avec son père. Rien ne semblait avoir changé dans le bureau exigu de la résidence des Peupliers. Les livres et les documents n’avaient pas bougé depuis la disparition de Léon le 8 décembre 1997. 

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2 octobre 2017. Pour la seconde fois, je prends la route de Massy, direction la résidence des Peupliers. J’allais revoir cette pièce dont le souvenir n’était plus très clair. Mais cette fois, je n’y viens pas seul. Annette Wieviorka et Tal Bruttmann, historiens, spécialistes de la Shoah, m’accompagnent dans ce pèlerinage. Nous allons ensemble fureter dans ce bureau que Germaine, la veuve de Léon Poliakov, a conservé intact...

Avec les témoignages d'Aline Poliakov, de Germaine Poliakov, d'Annette Wieviorka et de Tal Bruttmann.

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