Reconstitution en 1998, d'un marché aux esclaves qui allaient être vendus aux colons français installés en Guadeloupe
Reconstitution en 1998, d'un marché aux esclaves qui allaient être vendus aux colons français installés en Guadeloupe ©AFP - DOMINIQUE CHOMEREAU-LAMOTTE
Reconstitution en 1998, d'un marché aux esclaves qui allaient être vendus aux colons français installés en Guadeloupe ©AFP - DOMINIQUE CHOMEREAU-LAMOTTE
Reconstitution en 1998, d'un marché aux esclaves qui allaient être vendus aux colons français installés en Guadeloupe ©AFP - DOMINIQUE CHOMEREAU-LAMOTTE
Publicité

Quelles formes la résistance à l'esclavage a-t-elle pris au fil de l'histoire de cette institution ? D'actes individuels comme le suicide à bord des bateaux négriers ou les procès intentés par des esclaves contre leur propriétaire, jusqu'à l'apparition du marronnage aux Antilles au XVIIIe siècle...

Avec
  • Céline Flory historienne, chargée de recherche au CNRS
  • Frédéric Régent Historien, spécialiste des sociétés esclavagistes dans les colonies françaises du XVIIe au XIXe siècle
  • Christine Chivallon géographe et anthropologue, spécialiste de l’histoire de l’esclavage

La résistance à l’esclavage a pris des formes variées depuis les origines même de ce système. D'actes individuels comme le suicide à bord des bateaux négriers ou les procès intentés par certains esclaves contre leur propriétaire, jusqu'à l'apparition d'une résistance plus collective comme le marronnage aux Antilles quelques années avant la Révolution française. Pour aborder ces différents aspects, Emmanuel Laurentin et Séverine Liatard s'entretiennent avec Frédéric Régent, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Paris, spécialiste de l’histoire de l’esclavage, Christine Chivallon, géographe et anthropologue, et Céline Flory, historienne.

Les sources qui relatent le quotidien à bord des bateaux négriers indiquent que les pratiques abortives, l'infanticide voire le meurtre étaient fréquents, comme l’a raconté Toni Morrison dans son célèbre roman Beloved. Lui préférer la mort a été sans doute l’une des premières formes de résistance à l'esclavage.          
Christine Chivallon

Publicité

Mais la résistance à l'esclavage est davantage connue sous sa forme collective, organisée, un phénomène apparu vers la fin du XVIIIe siècle et que l'on nomme "marronnage" et qui dans certains cas a donné lieu à de véritables guerres au sein de l'univers esclavagiste :

Le marronnage désigne la fuite organisée (qu'elle soit provisoire ou définitive) des plantations et la création de communautés "marronnes" indépendantes dans la forêt. Celui-ci a eu cours davantage à la Jamaïque, au Surinam, dans les Guyanes françaises qu’aux Antilles françaises.        
Frédéric Régent

52 min

L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Production
Françoise Camar
Réalisation
Aurélie Marsset
Collaboration
Renaud Dalmar
Réalisation
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production déléguée
Séverine Liatard
Production déléguée
Séverine Cassar
Réalisation
Véronique Samouiloff
Réalisation
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Anne Fleury
Réalisation
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Production déléguée