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Pointe est du bâtiment IEA/MSH
Pointe est du bâtiment IEA/MSH

Pointe est du bâtiment IEA/MSH © Radio France

C'est une première en France, d'autres villes y viendront, en premier lieu Lyon et Paris. Pour l'heure, il revient à Nantes, et à son maire Jean-Marc Ayrault, d'avoir relevé le défi de la crise de la recherche. L'événement mérite qu'on s'y attarde. L'Institut d'Etudes Avancées (IEA) inauguré le mois dernier est une réponse forte à l'actuel désarroi des enseignants chercheurs. Face à la Loire, le bâtiment en impose, il permettra d'accueillir chaque année une vingtaine de chercheurs en sciences humaines venus des cinq continents. Ils pourront désormais confronter leur expérience et creuser leur sillon. Face à la fureur identitaire, ce cloître moderne, a vocation de créer des réseaux inattendus pour comprendre les différences culturelles et améliorer les échanges entre le Nord et le Sud. L'accouchement ne fut pas de tout repos. Sans la ténacité de son directeur, le juriste Alain Supiot, ce frère jumeau du « Wissenschaftskolleg » de Berlin n'aurait pas vu le jour. Finalement, l'Etat s'est rendu à l'évidence. Le logo de l'IEA reprend une des très rares représentations d'un bateau européen vu par des africains. Il condense à lui seul le passé du port de Nantes au temps de l'esclavage. Le navire est en route, léger comme une pirogue. L'Institut de Nantes est la bonne réponse pour lutter contre les modes d'organisations trop rigides. Ici, il n'est pas possible « d'avoir une idée du résultat avant d'avoir commencé » insiste Supiot. Pas de programme prédéfini. La confiance est ce qui permet à tous les résidents de se programmer eux-mêmes. L'IEA est un bel exploit...

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L'équipe

Philippe Petit
Production
Thomas Dutter
Réalisation