Journaliste chinois
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Journaliste chinois ©Getty - Chalffy
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Résumé

La Chine est devenue un terrain compliqué pour les journalistes, la pression s’est accentuée ces quelques années, et ce qui est vrai pour les journalistes chinois l’est aussi pour les correspondants étrangers. Peut-on encore être journaliste en Chine?

avec :

Dorian Malovic (Chef du service « Asie » au quotidien La Croix, auteur de "Le Monde selon Kim Jong-un"), François Bougon (journaliste, responsable du service international de Mediapart).

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C’était ce mardi la trentième commémoration du massacre de la place Tiananmen à Pékin, massacre causé par l’intervention des chars de l’armée chinoise contre les manifestants, essentiellement des étudiants, qui demandaient la démocratie. Si l’histoire de cette répression sanglante reste tabou en Chine, il en est de même pour un certain nombre de sujets liés à la société d’aujourd’hui. En l’espace de quelques années, le pays le plus peuplé du monde est devenu très compliqué pour les journalistes. Contrôles, mise sur écoute, interpellation des sources, chantage au visa, surveillance et menaces, la pression s’est accentuée et ce qui est vrai pour les journalistes chinois l’est aussi pour les correspondants étrangers… Peut-on encore être journaliste en Chine ? 

La guerre de l’information est-elle déclarée ?

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François Bougon, journaliste au Monde, spécialiste de la Chine, ancien correspondant à Pékin pour l’AFP entre 2005 et 2010. Auteur de La Chine sous contrôle. Tiananmen 1989-2019 (Seuil, 2019)

En Chine, les journalistes étrangers subissent des pressions, ils sont perçus comme des forces hostiles par le régime. Je pense qu'il y a une guerre de l’information et une volonté de la Chine d'imposer sa voix face aux Etats Unis dans le monde. C'est fait sous une forme de propagande à l'ancienne pour montrer la vision positive de la Chine et de son président. 

Dorian Malovic, chef du service Asie, au quotidien La Croix

Le journaliste est un agent du gouvernement en Chine. Donc pour les autorités,  les étrangers travaillent pour leurs gouvernements, ils sont considérés comme tel alors que cela n'est pas le cas. Les correspondants des médias occidentaux sont hyper contrôlés. Avec les nouvelles technologies, cela s'est accentué, surtout lorsque l’on travaille sur des sujets sensibles de société ou politique. 

Pour aller plus loin :
François Bougon_, La Chine sous contrôle. Tiananmen 1989-2019_, édition Seuil, 2019
Pékin minimise toujours la gestion des « turbulences » de Tian An Men, Dorian Malovic, La Croix.
Dans le paysage médiatique mondial, la Chine veut raconter sa propre histoire, Le Temps.

Références

L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
Haigouhie Chichkoyan
Collaboration
Stéphanie Villeneuve
Production déléguée