Ouest-France et La Voix du Nord, deux titres emblématiques de la Presse Quotidienne Régionale
Ouest-France et La Voix du Nord, deux titres emblématiques de la Presse Quotidienne Régionale ©AFP - Miguel Medina //Philippe Huguen
Ouest-France et La Voix du Nord, deux titres emblématiques de la Presse Quotidienne Régionale ©AFP - Miguel Medina //Philippe Huguen
Ouest-France et La Voix du Nord, deux titres emblématiques de la Presse Quotidienne Régionale ©AFP - Miguel Medina //Philippe Huguen
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Entre révolution numérique et nouvelles attentes des lecteurs, comment la presse quotidienne régionale s’adapte-t-elle sans perdre ses spécificités ? Nous ouvrons le débat alors que "Ouest France" a perdu une de ses grandes figures avec la disparition de François-Régis Hutin.

Avec
  • Gabriel d'Harcourt directeur général délégué et directeur de la publication de la Voix du Nord
  • Sébastien Grosmaitre Rédacteur en chef délégué à l’information locale et régionale de Ouest-France

Dimanche dernier, la presse a perdu une figure. François-Régis Hutin est mort à l’âge de 88 ans. De 1984 à 2016 soit pendant trente deux ans, il avait dirigé Ouest France, le premier quotidien français. Avec lui disparaît un certain modèle de presse, mélange de journalisme de proximité propre à la presse régionale et ouverture sur le monde tant Hutin avait toujours veillé, de l’avis de tous, à lutter contre l’enfermement, le repli sur soi et le petit univers de chacun. 

Sa mort nous donne l’occasion de nous pencher sur l’état de santé plus général de la PQR, cette presse quotidienne régionale qui représente cinquante-quatre titres et plus de quatre millions d’exemplaires chaque jour et qui fait face, comme tous les médias, à des changements majeurs. Comment s’adapter aux nouveaux enjeux sans perdre ses spécificités ?

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Gabriel d'Harcourt de La Voix du Nord : au lieu d'entrer par les communes on entre par les sujets d'intérêt des gens. Quand vous parlez du prix des lunettes ça rencontre l'intérêt de tous, plus que la photo des membres de l'association du club de pétanque.

Sébastien Grosmaitre de Ouest-France : l'idée, avant c'était "ça se passe à côté de chez moi donc ça m'intéresse". Maintenant c'est "ça se passe à côté de chez moi mais ça doit pouvoir parler à tout le monde"

L'équipe