Siège du New York Times
Siège du New York Times ©AFP - ANGELA WEISS
Siège du New York Times ©AFP - ANGELA WEISS
Siège du New York Times ©AFP - ANGELA WEISS
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Suite à l’annonce de la décision du New York Times de supprimer les dessins de son édition internationale, comment les dessinateurs envisagent-ils leur profession ?

C’est un dessin paru dans l’édition internationale du New York Times fin avril. On y voit le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahou en chien avec étoile de David autour du cou, tenu en laisse par un Donald Trump aveugle et portant une kippa. 

Ce dessin a suscité dès sa parution une vive polémique aux Etats-Unis. Le journal, en plus de présenter ses excuses, a entamé une procédure disciplinaire contre le responsable éditorial,  puis a mis fin à sa collaboration avec l’auteur du dessin. Et lundi, le prestigieux quotidien américain a annoncé purement et simplement la suppression de l’espace dédié aux dessins de presse.

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Décision justifiée ou radicale ? Quel message envoie-t-elle à l’ensemble de la profession? Est-ce que cela peut créer un précédent pour les dessinateurs de presse ? En somme, leur avenir est-il menacé au sein des journaux ? Et surtout, ne le sont-ils pas de plus de plus par les réseaux sociaux ?

Deux dessinateurs qui collaborent à deux grands journaux sont nos invités:

Xavier Gorce, dessinateur pour la Newsletter du Monde, créateur des «  Indégivrables » 

Pour un seul dessin qui pose problème on supprime de façon radicale tout l'espace consacré au dessin de presse dans le New York Times. Cela interroge sur la capacité de résistance des rédactions quant à la pression venant entre autres des réseaux sociaux. 

Patrick Chappatte, dessinateur vedette du New York Times depuis une vingtaine d’années (a introduit le dessin au quotidien), publie deux dessins par semaine (et toutes les semaines au Temps de Genève, et parfois le Spiegel, le Canard enchaîné), cofondateur avec Plantu de la fondation Cartooning for Peace qui défend dessinateurs de presse

Aujourd’hui il y a un rapport de force avec les réseaux sociaux, cela pose problème car on constate que les rédactions réagissent en reculant. C'est un mépris assez énorme pour un genre né avec la démocratie et un art  pour lequel des gens paient de la prison. 

Pour aller plus loin : 

Déclaration d'Addis-Abeba pour la reconnaissance du dessin de presse comme un droit fondamental 

Les Indégivrables, par Xavier Gorce, Le Monde

Info en dessin : après une polémique, le New York Times tire un trait sur le dessin de presse, France 24 

Chappatte décrypte le dessin qui a fait polémique dans le New York Times, Le Temps.

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