©AFP - Christophe Archambault/AFP
©AFP - Christophe Archambault/AFP
©AFP - Christophe Archambault/AFP
Publicité

Avec Barbara Hannigan, soprano et chef d'orchestre, pour "Le château de Barbe Bleue" de Béla Bartók et "La voix humaine" de Francis Poulenc (à l'Opéra de Paris jusqu'au 11 avril).

Pour moi, la musique c'est la joie. J'ai commencé à chanter avant même de pouvoir parler.

Femme, soprano et chef d’orchestre, un spécimen rare dans le milieu de l’opéra… En septembre dernier, la canadienne Barbara Hannigan sortait son album « Crazy girl crazy », récompensé d’un Grammy. Elle est aujourd’hui sur la scène de l’Opéra de Paris pour « La voix humaine » de Francis Poulenc, sur un livret de Jean Cocteau, mise en scène par Krzyzstof Warlikowski : un beau monologue entre chant et récitatif, une « tragédie musicale » pour Cocteau. 

Publicité

Il y a une vulnérabilité, une fragilité quand on chante. Donner sa voix, qui est au centre du corps -et du cœur- c'est quelque chose.

Précédée du Château de Barbe-bleue, à deux voix, du compositeur hongrois Bela Bartok, deux opéras qui s’enchainent sans rupture : « chacune explore des aspects différents de l’âme d’une femme », en dit l’interprète de Judith dans Barbe-bleue, Ekaterina Gubanova.

Le plus important, ce sont les émotions brutes. Le personnage est féminin et masculin en même temps: c'est comme si elle avait dévoré l'homme et que l'on entendait les deux en une voix.

Sons diffusés:

  • Extrait de La voix humaine.
  • Extrait C'est presque au bout du monde de Mathieu Amalric.
  • I got rythm par Barbara Hannigan aux Victoires de la musique classique le 23/02/2018.

Archives:

  • Cocteau, été 1958
  • Denise Duval, 1983.
  • Krzysztof Warlikowski, Hors champs du 12/02/16.

L'équipe