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Pour cette journée sur les routes de l'exil nous rencontrons dans un premier temps deux écrivains qui à eux deux dessinent tout le trajet du départ à l'intégration dans un pays étranger en passant par le voyage et les difficiles conditions d'installation, avec en toile de fond tous les phénomènes de déculturation et d'acculturation qu'un exilé peut rencontrer : Pascal Manoukian, descendant d'exilés arméniens, et Leïla Sebbar, exilée algérienne arrivée en France à 18 ans. Comment les écrivains s'emparent-ils de cette réalité dans la fiction?

Le long chemin de l'exil
Le long chemin de l'exil

Les échoués (Don Quichotte, août 2015), premier roman du journaliste Pascal Manoukian, retrace le parcours de quatre migrants bangladais, moldave et somalien, partis de Lampedusa en 1992. Leila Sebbar s'est installée en France à 18 ans, et elle explore depuis la condition d'exilée sous toutes les formes littéraires. Comment la littérature peut-elle dire cette condition, sur quoi écrit-on quand on écrit sur l'exil? Atiq Rahimi, qui a fait le trajet depuis l'Afghanistan, nous accompagne également.

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Pascal Manoukian : "La fiction a le pouvoir de faire rentrer ces gens que personne ne regarde dans les foyers, dans les maisons. Chaque fois qu'on ouvre le livre on est face à eux, à des portraits de gens que, sinon, tout le monde ignore. Faire qu'ils soient autre chose que des gens amassés sur des bateaux."

Leïla Sebbar : L'exil pour moi n'a pas de fin, et il est fécond, me fait écrire, et je ne veux pas y renoncer.

** Sons diffusés : **

  • The Gaslamp Killer, Nissim
  • The touré-Raichel Collective, Kfar .

Retrouvez ici la deuxième partie de l'émission, où nous voyageons dans le temps avec l'historienne spécialiste des immigrations Nancy Green.

Références

L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
Jeanne Aléos
Collaboration
Raphaël Bourgois
Production déléguée
Henri Le Blanc
Collaboration
Philippe Baudouin
Réalisation
Clémence Mary
Collaboration