France Culture
France Culture
Publicité

Avec :

Lionel NACCACHE

Publicité

Mathieu POTTE BONNEVILLE

Alain KRUGER

Lionel NACCACHE : « L’étude de la subjectivité se prête bien à ce sujet des zombies, à la fois sous l’angle de la neurologie, de la psychologie ou des neurosciences cognitives. (…) Mais est-ce qu’il y a d’abord un vrai genre de films zombies ? (…) Quand vous allez voir des films d’horreur ou d’épouvante, en général vous êtes saisi par un effroi, et cet effroi a à voir avec votre mort, votre disparition, ou en tous cas avec le fait d’éprouver des souffrances atroces (des tortures, des mutilations, des viols, de vous-même ou de vos proches). Disparition, mort, souffrance. Or, (…) dans le film de zombie, l’effroi n’est pas de même nature. (…) La crainte n’est pas celle de mourir ou de souffrir, mais de devenir un autre que soi-même, sans rien n’y pouvoir. (…) J’y vois une sorte de crise identitaire, un symptôme d’une fragilisation de l’identité subjective, comme si aujourd’hui plus qu’avant, on avait peur de ne pas être assez solide de notre identité. »

Alain KRUGER : « Pour moi, la spécificité du film de zombie, c’est qu’il dit combien et comment la société va mal. (…) Et comment la société va mal avec des personnages qui sont anonymes. Il n’y a pas de héros. (…) François Angelier, le producteur, dit une phrase formidable : « La malédiction des morts-vivants est dans le trait d’union. » Ce trait d’union est extrêmement frappant, parce que c’est ce qui nous hante. »

Mathieu POTTE BONNEVILLE : « Je crois qu’un film de zombies se définit par quatre choses : 1) il faut de la contagion 2) il faut de la dévoration 3) il faut de la vie par-delà la mort 4) et il faut effectivement une foule. Ce qui distingue fondamentalement le vampire du zombie, c’est que le « zombie » se dit au pluriel. La hantise des films de zombies, c’est ce pluriel, cette multiplicité de corps indifférenciés et interchangeables. Les films de zombies posent la question du devenir de l’homme comme multiplicité à l’intérieur des sociétés contemporaines. »

**Sons diffusés : **

  • Montage sonore des films « La nuit des morts-vivants », « 28 jours plus tard », « World War Z », « Zombie »
  • Extraits de l’archive de François Angelier dans l’émission « Pendant les travaux le cinéma reste ouvert » sur France Inter le 9 juillet 2012
  • « Zombie Delight » interprété par Buck 65

Pour poursuivre la discussion, retrouvez ci-dessous les principaux documents et ouvrages évoqués dans l’émission, ou rendez-vous sur la page Facebook et le compte Twitter de La Grande Table.

Pour accéder à la deuxième partie de La Grande Table du * 17.07.13 * intitulée « * Aïssa Maiga et Marguerite Abouet », cliquez ici.*

L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
Aude Tortuyaux
Collaboration
Michela Marzano
Chronique
Tobie Nathan
Chronique
Emmanuel Lincot
Chronique
Raphaël Bourgois
Raphaël Bourgois
Raphaël Bourgois
Production déléguée
Eric Fassin
Chronique
François Cusset
Chronique
Michaël Foessel
Chronique
Pascal Blanchard
Pascal Blanchard
Pascal Blanchard
Chronique
Pascal Ory
Chronique
François Simon
Chronique
Hervé Le Tellier (2020)
Hervé Le Tellier (2020)
Patrick Bouchain
Chronique
Patrick Boucheron
Patrick Boucheron
Joy Sorman
Chronique
Philippe Mangeot
Chronique
Ghaleb Bencheikh
Ghaleb Bencheikh
Ghaleb Bencheikh
Chronique
Philippe Trétiack au Caire (Egypte)
Philippe Trétiack au Caire (Egypte)
Sarah Bernard
Collaboration
Alain Bublex
Chronique
Ségolène Dargnies
Collaboration
Myriam Marzouki
Chronique
Brigitte Masson
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Zahia Rahmani
Chronique
Roland Castro
Chronique
Hyam Yared
Chronique
Marin de Viry
Chronique
Ruwen Ogien
Chronique
André Gunthert
Chronique
Stanislas Nordey
Chronique
Corinne Amar
Collaboration
Marc Weitzmann
Marc Weitzmann
Marc Weitzmann
Chronique
Sylvie Laurent
Chronique
Alain Kruger
Chronique
Bertrand Lavier
Bertrand Lavier
Bertrand Lavier
Chronique