Sami Frey au Festival de Cannes en 1988. ©Getty - GARCIA/URLI/Gamma-Rapho
Sami Frey au Festival de Cannes en 1988. ©Getty - GARCIA/URLI/Gamma-Rapho
Sami Frey au Festival de Cannes en 1988. ©Getty - GARCIA/URLI/Gamma-Rapho
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Résumé

Nous recevons le grand acteur dont on aime aussi bien le jeu que la voix douce, grave, envoûtante, Sami Frey. Il lit en ce moment les "Entretiens avec Jean-Paul Sartre" de Simone de Beauvoir au Théâtre de l’Atelier. Il se confie sur ses choix théâtraux et la liberté qu'il trouve sur scène.

avec :

Sami Frey (comédien).

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Invité de la première partie de La Grande Table, Sami Frey s'explique sur son choix, quatorze ans après 2001, de faire entendre à nouveau les textes d'entretiens entre Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre.

Je relis souvent des choses que j'ai déjà faites et quand je les ai relus [les entretiens de Sartre et Beauvoir], ça m'a paru à dire encore. Ces entretiens, c'est tout le temps de l'intelligence, de l'intelligence qui se développe.

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Grand lecteur de textes sur scène, Sami Frey confie comment ses choix s'opèrent.

On peut lire n'importe quel texte à partir du moment où il vous touche et que vous pouvez le lire à voix haute, c'est très important cette sensation de lire à voix haute. Vous le savez quand vous avez envie de le lire à voix haute. [...] Il y a des textes que je ne peux lire qu'avec les yeux, je ne les lirai jamais à voix haute, je n'aurais pas envie de vocaliser ce que je suis en train de lire.

Sa voix mythique n'est pas toujours allée de soi, raconte-t-il au cours de l'entretien.

Au départ, les principales critiques que j'avais étaient sur ma voix, que j'avais une voix épouvantable. [...] J'ai eu des critiques à vous détruire une vie, à ne plus oser ouvrir la bouche le lendemain. Destruction totale. Je pense qu'elles étaient certainement justifiées car je devais forcer quelque chose. C'est assez long pour arriver à parler avec sa voix, pas parler avec une autre voix imaginaire, c'est assez long d'accepter sa voix et non pas quelque chose que vous auriez entendu et que vous essayeriez d'imiter.

En conclusion, le comédien donne son avis sur la gloire et la liberté dans son métier.

On ne peut pas envisager le métier d'acteur sans être connu et reconnu, ce qui suppose à un certain moment, pas la gloire, mais une certaine reconnaissance. J'ai toujours envisager cela sous cette forme-là mais en trouvant la liberté de faire ce que j'avais véritablement envie de faire, ce que je n'ai pas toujours fait au cinéma, mais au théâtre, je peux dire que j'ai toujours fait ce que j'avais envie de faire.

Retrouvez ci-dessous quelques extraits de l'émission avec les tweets du fil Twitter @lagrandetable

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Pour réécouter la dernière partie de la Grande table, en compagnie du philosophe Francis Wolff, cliquez-ici

Références

L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
Jeanne Aléos
Collaboration
Aude Tortuyaux
Chronique
Raphaël Bourgois
Raphaël Bourgois
Raphaël Bourgois
Production déléguée
Philippe Baudouin
Réalisation
Boris Pineau
Boris Pineau
Boris Pineau
Collaboration
Clémence Mary
Collaboration
Thibaut Sardier
Collaboration