Louise Bourgeois, "Spider" [Araignée], bronze et acier, 1995. Vue de l'exposition (Salon Guillaume Dupré). Musée d'art moderne de la Ville de Paris, don de la société des amis, 1995.
Louise Bourgeois, "Spider" [Araignée], bronze et acier, 1995. Vue de l'exposition (Salon Guillaume Dupré). Musée d'art moderne de la Ville de Paris, don de la société des amis, 1995.
Louise Bourgeois, "Spider" [Araignée], bronze et acier, 1995. Vue de l'exposition (Salon Guillaume Dupré). Musée d'art moderne de la Ville de Paris, don de la société des amis, 1995.  - © The Easton Foundation/Adagp, Paris 2017 © Monnaie de Paris, Aurélien Mole
Louise Bourgeois, "Spider" [Araignée], bronze et acier, 1995. Vue de l'exposition (Salon Guillaume Dupré). Musée d'art moderne de la Ville de Paris, don de la société des amis, 1995. - © The Easton Foundation/Adagp, Paris 2017 © Monnaie de Paris, Aurélien Mole
Louise Bourgeois, "Spider" [Araignée], bronze et acier, 1995. Vue de l'exposition (Salon Guillaume Dupré). Musée d'art moderne de la Ville de Paris, don de la société des amis, 1995. - © The Easton Foundation/Adagp, Paris 2017 © Monnaie de Paris, Aurélien Mole
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Résumé

L'espace domestique fut longtemps associé au féminin, et l'espace public au masculin. De nombreuses artistes ont donc décidé de transformer ce lieu d'enfermement en terrain de création, et de démolir la maison pour que l'intime devienne politique. Visite avec Camille Morineau et Gloria Friedmann.

avec :

Gloria Friedmann (Artiste plasticienne), Camille Morineau (Conservatrice du patrimoine, directrice de l’association Aware (Archives of Women Artists, Research and Exhibitions…), commissaire indépendante d’exposition).

En savoir plus

"L'exposition s'intéresse moins la question des artistes femmes que du genre de l'espace. On pense que l'espace dans lequel on évolue est neutre ; or, il est genré. Cette question a été posée par les femmes mais pas par les hommes." (Camille Morineau)

L'espace privé, intime, domestique a traditionnellement été associé au féminin. L'Angleterre victorienne avait même trouvé une figure symbolique pour désigner ce stéréotype sexiste : l'ange du foyer. C'est pour cela que plusieurs artistes modernes et contemporaines ont repris cet espace d'enfermement des femmes pour le démolir, et faire d'un lieu clos et intime un espace politique. C'est ce que se propose de faire l'exposition Women House présentée actuellement à la Monnaie de Paris, qui choisit de présenter les travaux d'artistes plasticiennes. Mais faut-il parler d'un art féminin et montrer ces œuvres de manière spécifique ? Pour répondre à cette question, Camille Morineau, conservatrice, et Gloria Friedmann, artiste, sont les invitées de La Grande Table aujourd'hui.

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"Car les femmes sont restées assises à l’intérieur de leurs maisons pendant des millions d’années, si bien qu’à présent les murs mêmes sont imprégnés de leur force créatrice." (Virginia Woolf, Une chambre à soi, 1929)

L'exposition Women House est présentée à la Monnaie de Paris du 20 octobre 2017 au 28 janvier 2018. A noter également le catalogue éponyme paru chez Manuella Editions.

Sons diffusés : 

  • Annette Messager, au micro de Caroline Broué, dans La Matinale du samedi, 17 septembre 2016, France Culture
  • Camille, "Home Is Where It Hurts", Music Hole, Virgin Records, 2008

Dans la deuxième partie de l'émission, Anne Lafont nous parle des nouveaux terrains d'exploration de l'histoire de l'art. A (ré)écouter ici : 

33 min
Références

L'équipe

Maxime Morin
Collaboration
Claire Mayot
Production déléguée
Chloé Leblond
Collaboration
Henri Le Blanc
Collaboration
Bertille Bourdon
Collaboration
Clémence Mary
Collaboration
Camille Ferey
Collaboration
Copélia Mainardi
Collaboration
Lise Côme
Réalisation