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**1ère partie : Grand entretien avec l'écrivain ** Avraham B. Yehoshua

Rencontre avec une grande conscience de notre temps, auteur de L'amant (1994), Un divorce tardif (1994), Shiva * (1995), La mariée libérée * (2003), *Israël, un examen moral * (2005), Le responsable des ressources humaines (2005), Un feu amical (2008), tous parus aux éditions Calmann-Levy.

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Avraham B. Yehoshua ne cesse de s'interroger sur l'engagement moral de son pays et s'engage depuis de nombreuses années activement pour une résolution pacifique du conflit israëlo-palestinien. Il nous a reçu ce soir dans son appartement du wek-end de Tel-Aviv.

Les questionnements d'Avraham B. Yehoshua se situent à la croisée entre réflexion morale et politique. Si la question de la famille, de la filiation, est très importante pour lui, elle reste aussi une composante fondamentale de l'identité et de la culture juive. La question morale commence dans la famille pour Avraham Yehoshua et doit être posée par la littérature. Le conflit israëlo-palestinien peut-il être réglé par la création d'un état palestinien? Un écrivain est-il prophète en son pays? La littérature peut-elle réveiller les consciences par la question morale? Paroles d'un écrivain qui constate la disparition de questionnements moraux dans les ouvrages des jeunes écrivains israëliens contemporains et qui refuse la fatalité et la tentation du désespoir: l'optimisme devient un impératif pour Avraham B. Yehoshua.

 Reem Talhami interprète un chant
Reem Talhami interprète un chant
© Radio France

Reem Talhami interprète un chant ©Radio France

2ème partie: la conversation est en direct de Jérusalem. Panorama de la culture palestinienne.

La Grande table est en direct de l'Ecole biblique et archéologique française au couvent dominicain Saint Etienne de Jérusalem et réunit autour de sa table une pléiade d'artistes palestiniens.

C'est la question de l'identité qui se pose d'abord à ces artistes, une identité menacée Mahmoud Darwich se définissait comme artiste et palestinien: est-on d'abord artiste ou palestinien? Y a-t-il une singularité de la culture palestinienne ou bien se fond-elle dans la culture arabe? L'humour prime-t-il sur la colère dans la littérature? Mahmoud Shukair définit le combat pour le peuple palestinien comme le terreau de sa création artistique; mais son écriture, nous dit-il, doit être positive.

Comment expliquer cette absence de la fiction dans la littérature palestinienne, absence diagnostiquée par Elias Sanbar? Comment vivre la culture dans ces territoires palestiniens? La littérature ne peut être abstraite de la société dans laquelle elle naît: c'est un des constats forts de ces artistes palestiniens qui combattent également pour une stabilité politique, nécessaire à l'épanouissement des arts.

avec :

Mahmoud Shukair , écrivain.

Abdelfattah Abusrour , auteur et metteur en scène, fondateur d'un centre culturel dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie.

Mouna Khleife , administratrice du conservatoire finanncé par la fondation Barenboïm

Reem Talhami , chanteuse

Amer Khalil , directeur du théâtre Day productions .

Références

L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
Raphaël Bourgois
Production déléguée
Ségolène Dargnies
Collaboration
Brigitte Masson
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration
Mathilde Unger
Collaboration