France Culture
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*En ce jour d'ouverture du festival de Cannes, un essai signé Alessandro Pignocchi pose une drôle de question : Pouquoi aime t-on un film ? * Pour y répondre, l'auteur se livre à l'élaboration d'une théorie de la réception des œuvres d'art en général, et des films en particulier.

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- Michael Heilemann / Flickr / Creative Commons

Avec** Alessandro Pignocchi** : chercheur en sciences cognitives et philosophie de l'art. Il signe l'essai *Pourquoi aime-t-on un livre ? * *Quand les sciences cognitives discutent des goûts et des couleurs * (Odile jacob, 2015). Il tient également le blog " Puntish".

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Pour dialoguer avec lui, Carole Desbarats , essayiste de cinéma, qui collabore à la revue Esprit est à nos côtés.

La thèse que je défends c'est que, quand on ne comprend pas ce qu'on nous dit, on tire, on hisse à la surface de l'inconscience un processus qui opère de façon complètement automatique sans qu'on s'en rende compte, mais qui façonne et détermine complètement notre appréciation.

L'idée est que tout ce qu'on attribue à une réception esthétique directe, souterrainement, est en fait plus proche d'une forme d'admiration pour l'esprit présent derrière le film, que d'une admiration immédiate pour les propriétés du film. Tout cela, sans que l'on s'en rende compte !

Dans Les idées au quotidien de Raphaël Bourgois : Sans image, pas d'individu. Il fait référence à la pensée du philosophe Gilbert Simondon, auquel la revue *Critique * consacre son dernier numéro.

Pour réécouter la première partie de l'émission en compagnie de l'écrivain Laurent Mauvignier, cliquez-ici.

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