1/ Otto Dix -Portrait de la journaliste Sylvia von Harden 2/René Groebli, Série « L'Œil de l'amour » 3/JH Engström & Margot Wallard, 4/ René Groebli 5/Otto Dix - 1/Adagp, Paris, 2022 Photo : Centre Pompidou, MNAM - CCI/Audrey Laurans 2/ René Groebli, courtoisie dgalerie Esther Woerdehoff 3/ JH Engström & Margot Wallard. Courtoisie galerie Jean-Kenta Gauthier, Paris 4/ idem 2 5/Adagp, Paris, 2022 Photo © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / Jörg P . Anders
1/ Otto Dix -Portrait de la journaliste Sylvia von Harden 2/René Groebli, Série « L'Œil de l'amour » 3/JH Engström & Margot Wallard, 4/ René Groebli 5/Otto Dix - 1/Adagp, Paris, 2022 Photo : Centre Pompidou, MNAM - CCI/Audrey Laurans 2/ René Groebli, courtoisie dgalerie Esther Woerdehoff 3/ JH Engström & Margot Wallard. Courtoisie galerie Jean-Kenta Gauthier, Paris 4/ idem 2 5/Adagp, Paris, 2022 Photo © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / Jörg P . Anders
1/ Otto Dix -Portrait de la journaliste Sylvia von Harden 2/René Groebli, Série « L'Œil de l'amour » 3/JH Engström & Margot Wallard, 4/ René Groebli 5/Otto Dix - 1/Adagp, Paris, 2022 Photo : Centre Pompidou, MNAM - CCI/Audrey Laurans 2/ René Groebli, courtoisie dgalerie Esther Woerdehoff 3/ JH Engström & Margot Wallard. Courtoisie galerie Jean-Kenta Gauthier, Paris 4/ idem 2 5/Adagp, Paris, 2022 Photo © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / Jörg P . Anders
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Résumé

En débat cette semaine, deux expositions : "Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander" au Centre Pompidou et "Love Songs, photographies de l’intime" à la MEP. Découvrez l’avis de nos critiques...

avec :

Sally Bonn (Auteure, critique et Maître de conférence en esthétique à l'Université d'Amiens), Stéphane Corréard (Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération).

En savoir plus

La Grande Table critique : commentaire expert et subjectif de l’actualité culturelle. Chaque semaine, des critiques invités par Lucile Commeaux se rencontrent autour de deux disciplines dans l’amour de l’art et de la dispute.

Au sommaire de cette deux expositions :

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- « Love Songs, photographies de l’intime », un nouveau regard sur l’histoire de la photographie à travers le prisme des relations amoureuses jusqu’au 21 août à la MEP (Maison Européenne de la Photograhie) à Paris.

- Et « Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander » qui met en lumière pour la première fois en France l’art et la culture de la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité) en Allemagne. Outre la peinture et la photographie, le projet réunit l’architecture, le design, le cinéma, le théâtre, la littérature et la musique jusqu’au 5 septembre au Centre Pompidou à Paris.

❖ -  "Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander" au Centre Pompidou

Outre la peinture et la photographie, le projet réunit l’architecture, le design, le cinéma, le théâtre, la littérature et la musique.

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Le chef-d’œuvre du photographe August Sander, Hommes du 20e siècle, instaure comme principe structurel le motif d’une coupe transversale à travers une société, en tant qu’« exposition dans l’exposition », les deux perspectives conjointes permettant l’ouverture d’un grand panorama de l’art allemand de la fin des années 1920. 
Pluridisciplinaire, l’exposition est structurée en huit sections thématiques, mises en correspondance avec les groupes et catégories socio-culturels créés par August Sander.
Un regard sur l’histoire allemande, dans le contexte d’une Europe contemporaine de mouvements populistes et de sociétés divergentes en pleine révolution numérique, qui invite à constater des résonances politiques et des analogies médiatiques entre les situations d’hier et d’aujourd’hui. –Présentation du Centre Pompidou-

L’avis des critiques : (Extraits à venir ⌛)

►►► Stéphane Corréard :

"C’est une exposition tentaculaire à la scénographie complexe qui marque le grand retour des expositions pluridisciplinaires au Centre Pompidou. L'exposition essaye de définir, en creux et par ses marges, ce qu'est la Nouvelle Objectivité en mettant le projet fou d’August Sander en son centre. Ça pose plein de questions passionnantes. C'est peut être bienvenu que la peinture ne soit pas le cœur, mais la périphérie du projet. C'est assez rare"

"Il y a une poignée de chefs d’œuvre d’Otto Dix à ne pas manquer mais aussi d’Outsiders comme Heinrich Maria Davringhausen, dont on connait peu le travail mais qui signe ici deux portraits saisissants (Le profiteur et Le rêveur). On découvre aussi des artistes dans cette exposition."

►►► Sally Bonn :

"On est parfois un peu perdu dans l'organisation scénographique de l'exposition, entre les différents chapitres de cette présentation de la nouvelle objectivité et la manière dont August Sander vient s’insérer dans les espaces. La série de photographies d’August Sander est absolument passionnante parce qu’elle pose beaucoup de questions, notamment sur la volonté de catégorisation sociale. (...) J'ai eu l'impression de voir deux expositions juxtaposées, imbriquées, entrecroisées mais ça ne fonctionne pas si mal parce il y a des raisons objectives de le faire. (...) Il faut souligner que c'est une exposition où on apprend plein de choses, et notamment, par exemple, des choses qu'on peut ne pas savoir ou qu'on a oublié sur le rapport de l'Allemagne avec l'Amérique dans les années 20"

🎧 Pour aller plus loin... Ecoutez l'intégralité des avis de nos critiques en cliquant sur le lecteur en haut de page.

❖ - "Love Songs – Photographies de l’intime" à La MEP (Maison Européenne de la Photographie)

Réunissant 14 séries réalisées par les plus grands photographes des 20e et 21e siècles, l’exposition rassemble des chefs d’œuvre de la collection de la MEP et des prêts d’artistes contemporains majeurs, dont certains sont présentés pour la première fois en Europe. Aujourd’hui, comme hier, les auteurs font oeuvre de leur intimité.

1/ Hideka Tonomura, Mama Love 2/Nan Goldin, Nan and Brian in bed 3/Nobuyoshi Araki 4/JH Engström & Margot Wallard 5/ Alix Cléo Roubaud, Sans titre
1/ Hideka Tonomura, Mama Love 2/Nan Goldin, Nan and Brian in bed 3/Nobuyoshi Araki 4/JH Engström & Margot Wallard 5/ Alix Cléo Roubaud, Sans titre
- 1/ Hideka Tonomura, courtoisie Zen Foto Gallery, Tokyo 2/Nan Goldin / courtoisie Marian Goodman Gallery 3/ Nobuyoshi Araki, courtoisie Taka Ishii Gallery 4/JH Engström & Margot Wallard. Courtoisie galerie Jean-Kenta Gauthier, Paris 5/Fonds Alix Cléo Roubaud

Au cœur de l’exposition, les ensembles de Nobuyoshi Araki et Nan Goldin constituent le point de départ de cette relecture inédite. L’œuvre des deux photographes est confrontée aux séries d’autres auteurs majeurs tels que René Groebli, Emmet Gowin, Larry Clark, Sally Mann, Leigh Ledare, Hervé Guibert ou Alix Cléo Roubaud et d’artistes contemporains comme JH Engström & Margot Wallard, RongRong&inri, Lin Zhipeng (aka No 223), Hideka Tonomura ou Collier Schorr.

S’inspirant de la « Ballade » de Nan Goldin (“The Ballad of Sexual Dependency”, 1986), Love Songs est conçue comme une compilation musicale que l’on offrirait à un amant. La première partie de l’exposition – la face A – est composée de séries des années 1950 à 1990. La deuxième partie – la face B – présente des images des années 1980 à aujourd’hui.

Tout au long du parcours, les images invitent à découvrir une multitude d’histoires intimes et une diversité de schémas amoureux. Premiers jours d’une relation, mariage et lune de miel, petits bonheurs domestiques mais aussi douleur de la séparation ou derniers jours partagés avec l’être aimé… l’intimité captée par l’objectif est ici révélée dans toute sa poésie et toute sa franchise.

Leigh Ledare, « Double Bind », 2010
Leigh Ledare, « Double Bind », 2010
- Leigh Ledare

Love Songs est avant tout une réflexion sur l’essence même de la photographie. Si l’appareil photo est souvent associé à une quête d’objectivité, il est utilisé depuis toujours pour capturer ce qui est subjectif et qui échappe à tout consensus. Nous ne saurions nous accorder sur ce qu’est l’amour ou ce à quoi il doit ressembler, sur la façon dont il nous transforme ou nous fait voir le monde. Il n’en reste pas moins le sujet de certaines des œuvres photographiques les plus importantes et bouleversantes du siècle dernier.

L’avis des critiques : (Extraits à venir ⌛)

►►► Stéphane Corréard

"Ce que j'ai trouvé de vraiment passionnant dans le principe même de l'exposition, qui est très simple, c'est qu’il combine une possibilité avec une impossibilité. La possibilité, c’est la profonde relation qu’il peut y avoir entre la photographie et l’amour. On connait cette phrase de Roland Barthes qui dit : « Ce que la photographie reproduit à l’infini n’a lieu qu’une fois », c'est je pense que c’est une bonne définition de l’amour et de ces moments qu’on essayer de capturer. Mais Barthes, dit aussi qu’il est impossible de capturer l’amour, en prenant pour exemple une photo de ses parents : « Je sais qu'ils s’aimaient mais quand je regarde la photographie de mes parents, je ne vois pas cet amour*». Toute la tension de l'exposition, c'est : comment formaliser l'amour ? comment le représenter ?"

►►► Sally Bonn :

"J'ai trouvé que la face A de l’exposition avait quelque chose de très classique mais qu’elle racontait assez bien l'histoire du rapport qu'on a à l'amour ou au couple et à l'image que ça peut donner."

🎧 Pour aller plus loin... Ecoutez l'intégralité des avis de nos critiques en cliquant sur le lecteur en haut de page.

Playlist de l'exposition :

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Références

L'équipe

Lucile Commeaux
Production
Peire Legras
Réalisation
Boris Pineau
Collaboration
Aïssatou N'Doye
Collaboration