G. Boldini, Berthe fumant, 1874 // Joseph Ducreux, "Portrait de l’artiste sous les traits d’un moqueur", vers 1793
G. Boldini, Berthe fumant, 1874 // Joseph Ducreux, "Portrait de l’artiste sous les traits d’un moqueur", vers 1793
G. Boldini, Berthe fumant, 1874 // Joseph Ducreux, "Portrait de l’artiste sous les traits d’un moqueur", vers 1793 - Collection particulière, courtesy Concezione Ltd // © ADAGP, Paris 2022
G. Boldini, Berthe fumant, 1874 // Joseph Ducreux, "Portrait de l’artiste sous les traits d’un moqueur", vers 1793 - Collection particulière, courtesy Concezione Ltd // © ADAGP, Paris 2022
G. Boldini, Berthe fumant, 1874 // Joseph Ducreux, "Portrait de l’artiste sous les traits d’un moqueur", vers 1793 - Collection particulière, courtesy Concezione Ltd // © ADAGP, Paris 2022
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Résumé

Cette semaine, nos critiques débattent de deux expositions : " Boldini, Les plaisirs et les jours" au Petit Palais à Paris et "Le Théâtre des émotions" au Musée Marmottan Monet à Paris. Découvrez leurs avis…

avec :

Stéphane Corréard (Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération), Sarah Ihler-Meyer (Critique d'art et commissaire d'exposition ).

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La Grande Table Critique : chaque vendredi, une poignée de critiques passionnés échangent et se disputent autour de films, de livres, d’expositions, de disques, de bande-dessinées, etc… On y parle de l’actualité culturelle avec enthousiasme et contradiction.

Au sommaire de cette émission, les expositions "Boldini, Les plaisirs et les jours" du 29 mars au 24 juillet au Petit Palais à Paris et "Le Théâtre des émotions" du 13 avril au 21 aout au Musée Marmottan Monet à Paris*.*

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Pour en parler aux côtés de Lucile Commeaux : Sarah Ihler-Meyer, critique d’art et commissaire d’exposition et Stéphane Corréard, critique d’art, commissaire d’exposition et directeur du salon Galeristes.

🖼 - "Boldini, les plaisirs et les jours" au Petit Palais

L’exposition :

Le Petit Palais consacre une grande exposition à l’artiste italien Giovanni Boldini ( (1842-1931), dont la dernière rétrospective en France remonte à plus de soixante ans. Pourtant, le portraitiste virtuose fut l’une des plus grandes gloires du Paris du tournant des XIXe et XXe siècles, en observateur attentif de la haute société qu’il admirait et fréquentait. Une scénographie évocatrice et immersive accompagne un parcours riche de 150 œuvres mêlant peintures, dessins, gravures, costumes et accessoires de mode prêtés par des musées internationaux et de nombreuses collections particulières. À travers l’œuvre de Boldini, l’exposition invite à revivre les plaisirs de la Belle Époque et l’effervescence d’une capitale à la pointe de la modernité.

Giovanni Boldini, Place Pigalle et l'omnibus Place de l'Etoile La Villette, huile sur bois
Giovanni Boldini, Place Pigalle et l'omnibus Place de l'Etoile La Villette, huile sur bois
- © Collection particulière

Né en Italie, à Ferrare en 1842, Boldini passe la majeure partie de sa carrière dans la Ville lumière. Proche de Degas mais aussi de Proust, il évolue dans les milieux aristocratiques et bourgeois et connait de son vivant un succès incontestable, devenant le portraitiste favori d’une clientèle riche et internationale. Dans ce Paris capitale de la mode, il n’a pas son pareil pour représenter princesses et riches héritières parées des plus belles robes. Ce style inimitable, moderne mais à contre-courant des avant-gardes font de ses œuvres des témoignages captivants et émouvants de ce Paris perdu.
L’exposition retrace de manière chrono-thématique le parcours de l’artiste, de sa formation en Italie jusqu’à sa longue carrière parisienne. Elle met en évidence les liens de Boldini avec la société de son temps la mode et le luxe, les célébrités et l’aristocratie européenne, les modèles et les maîtresses, les artistes et les écrivains. - Présentation sur le site du Petit Palais

L’avis des critiques : (extrait)

"Ce qu'on voit, ce sont des portraits qui sont extrêmement idéalisés d'hommes et de femmes dont les visages sont peints de manière réaliste et dont les vêtements et les décors donnent lieu à des frénésies et des fantaisies picturales, avec des touches très visibles, fluides et virevoltantes. Il y a une virtuosité qui est indéniable et impressionnante, mais qui ne dérange personne et qui flatte tout le monde, y compris moi. J'aimerais bien me contempler chaque matin dans un Boldini plutôt que dans mon miroir" Sarah Ihler-Meyer

"Le ping-pong visuel entre les tableaux et les vêtements, je ne l'ai jamais vu aussi bien fonctionner dans une exposition." Stéphane Corréard

Pour aller plus loin… Ecoutez l'intégralité des avis de nos critiques en cliquant sur le lecteur en haut de page.

  • Plus d’informations : l’exposition "Boldini, les plaisirs et les jours" est à voir au Petit Palais à Paris du 29 mars au 24 juillet. - Le catalogue de l’exposition est disponible aux éditions

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🎨 - "Le Théâtre des émotions" au Musée Marmottan Monet

L’exposition :

Le musée Marmottan Monet présente, du 13 avril au 21 août 2022, l’exposition « Le Théâtre des émotions ». Près de quatre-vingts œuvres du Moyen Âge à nos jours, provenant de collections particulières et de prestigieux musées français et internationaux sont réunies et retracent l’histoire des émotions et leurs traductions picturales du XIVème au XXIe siècle. Fruit de la collaboration entre Georges Vigarello, historien et agrégé de philosophie et Dominique Lobstein, historien de l’art, l’exposition porte un nouveau regard sur ces œuvres en contextualisant leur création. – Extrait de la présentation du Musée Marmottan Monet

Louis Léopold Boilly, "L’Effet du mélodrame", vers 1830
Louis Léopold Boilly, "L’Effet du mélodrame", vers 1830
- ADAGP, Paris 2022

« De tous temps les émotions ont existé. Elles se sont manifestées de multiples façons. Évoluant au fil des générations, elles se sont transformées à l’aune d’un enrichissement des consciences, soutenues par la philosophie et la littérature bien avant que la science ne vienne les marquer de son empreinte. Cet événement souhaite évoquer la manière dont l’histoire des émotions peut s’écrire au fil du temps et de l’évolution du psychisme, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine. Pour cela, elle s’intéresse à la façon dont les artistes, s’adaptant à ces évolutions, ont théorisé les manifestations des affects et ont fait évoluer la représentation des expressions, les positions et les mouvements. Du visage inexpressif peint par le Maître de Sainte Madeleine dont seul le mouchoir révèle la désespérance à la Suppliante de Pablo Picasso qui montre et suscite l’émotion, c’est au travers du labyrinthe de la réflexion plastique appliquée aux sentiments qu’invite cette exposition ». – Extrait de l’introduction de l’exposition.

L’avis des critiques : (extrait)

►►► "La partie la plus intéressante et qu'il faut picorer tout au long de l'exposition c'est l'invention, la fantaisie et la manière dont certains artistes ont poussé au delà de l'observation des émotions, jusqu'à une étrangeté" Stéphane Corréard

►►► "En réalité, ce qu'on voit sans que ce soit jamais explicité, c'est une conception de l'histoire téléologique, c'est à dire orientée vers une fin. En l'occurrence, cette fin, c'est l'enrichissement progressif de la vie intérieure des individus et de la représentation de leurs émotions qui aurait toujours été là mais en attente de dévoilement et de déploiement. " Sarah Ihler-Meyer

Pour aller plus loin… Ecoutez l'intégralité des avis de nos critiques en cliquant sur le lecteur en haut de page.

  • Plus d’informations : l’exposition "Le théâtre des émotions" est à voir au Musée Marmottan Monet à Paris jusqu'au 21 août. - Le catalogue de l’exposition est disponible aux éditions Hazan.

Également au sommaire de La Grande Table critique :

Références

L'équipe

Lucile Commeaux
Production
Boris Pineau
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Aïssatou N'Doye
Collaboration