Rosa Bonheur (1822-1899) : 1, 3, 5, // Simon Hantaï 2 et 4 - 1. Photographic Archive, Museo Nacional del Prado, Madrid - 3 Philadelphia Museum of Art, États-Unis / 5 Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais /photo Patrice Schmidt  // 1et 3 Archives Simon Hantaï / ADAGP, Paris 2022 © Fondation Louis Vuitton / David Bordes
Rosa Bonheur (1822-1899) : 1, 3, 5, // Simon Hantaï 2 et 4 - 1. Photographic Archive, Museo Nacional del Prado, Madrid - 3 Philadelphia Museum of Art, États-Unis / 5 Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais /photo Patrice Schmidt // 1et 3 Archives Simon Hantaï / ADAGP, Paris 2022 © Fondation Louis Vuitton / David Bordes
Rosa Bonheur (1822-1899) : 1, 3, 5, // Simon Hantaï 2 et 4 - 1. Photographic Archive, Museo Nacional del Prado, Madrid - 3 Philadelphia Museum of Art, États-Unis / 5 Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais /photo Patrice Schmidt // 1et 3 Archives Simon Hantaï / ADAGP, Paris 2022 © Fondation Louis Vuitton / David Bordes
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Résumé

En débat cette semaine, deux expositions, l'une est consacrées à "Rosa Bonheur" l'autre à "Simon Hantaï". Découvrez l'avis de nos critiques.

avec :

Stéphane Corréard (Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération), Sarah Ihler-Meyer (Critique d'art et commissaire d'exposition ).

En savoir plus

La Grande Table critique : commentaire expert et subjectif de l’actualité culturelle. Chaque semaine, des critiques invités par Lucile Commeaux se rencontrent autour de deux disciplines dans l’amour de l’art et de la dispute.

Au sommaire de cette émission, deux expositions, deux rétrospectives d'artistes singuliers : "Rosa Bonheur (1822-1899)" au MUSBA à Bordeaux (Et à partir du 18 octobre au musée d'Orsay, à Paris) et "Simon Hantaï, l'exposition du centenaire" à la Fondation Louis Vuitton.

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❖ - " Rosa Bonheur (1822-1899)" au MUSBA à Bordeaux (puis au musée d’Orsay à Paris)

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur à Bordeaux, le musée des Beaux-Arts de sa ville natale et le musée d’Orsay organisent une importante rétrospective de son œuvre.

Rosa Bonheur (1822-1899), Bœufs traversant un lac devant Ballachulish (Écosse), 1867-1873, fusain
Rosa Bonheur (1822-1899), Bœufs traversant un lac devant Ballachulish (Écosse), 1867-1873, fusain
- RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / photo Tony Querrec.

L'exposition :

Événement majeur sur le plan national et international, cette manifestation met à l’honneur une artiste hors normes, novatrice et inspirante. Véritable icône de l’émancipation des femmes, Rosa Bonheur plaça le monde vivant au cœur de son travail et de son existence. Elle s'engagea pour la reconnaissance des animaux dans leur singularité. Par sa grande maîtrise technique, elle sut restituer à la fois l’anatomie et la psychologie animales. Cette exposition permet de faire (re)découvrir au public la puissance et la richesse de son art, ainsi que sa vie de femme libre, devenue mythique, et son œuvre, populaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne. -Extrait présentation MUSBA-

L'avis des critiques : (extraits)

►►► "C’est une exposition importante parce qu’elle permet de déplacer l’attention sur la peinture de Rosa Bonheur plus que sur sa personne et son personnage. Rosa Bonheur est en réalité une figure assez paradoxale parce qu’elle est, certes, très audacieuse et émancipée à l'égard des carcans imposés aux femmes à l'époque. Pour autant, elle n’était pas une rebelle qui se serait inscrite radicalement en faux contre l'ordre établi. En réalité, elle était plutôt conservatrice. La seule chose pour laquelle elle était véritablement engagée, c'est sa peinture. Elle a voulu s'imposer en tant que femme dans un milieu d'hommes, et c'est ce qui explique toutes les transgressions qu’elle va effectuer." Sarah Ihler-Meyer

►►► C’était une exposition attendue. Il y notamment des jeunes artistes qui célèbrent ce travail très peu vu et qui a été relégué parmi les "académiques". L'exposition réussie à déconstruire ce mythe, notamment par son organisation très rythmée, avec une alternance de salles où la peinture Rosa Bonheur explose dans ses grands formats. Il y a aussi des salles qui sont consacrées aux études ou à des choses beaucoup moins connues et certains aspects de sa vie mis en avant permettent de relire effectivement son travail. Stéphane Correard

Pour aller plus loin... Ecoutez l'intégralité des avis de nos critiques en cliquant sur le lecteur en haut de page.

  • Plus d'informations : "Rosa Bonheur (1822-1899)"* au MUSBA à Bordeaux du 18 mai au 18 septembre 2022. Puis du 18 octobre au 15 janvier au musée d'Orsay à Paris // Le catalogue de l'exposition a paru aux éditions Musée d'Orsaay/Flammarion. Autres expositions : "Le musée des œuvres perdues" du 9 mars au 28 août 2022 et "Rosa Bonheur intime" du 17 septembre 2022 au 30 janvier 2023 au Château de Rosa Bonheur à Thomery. "Capturer l’âme. Rosa Bonheur et l’art animalier" du 3 juin 2022 au 23 janvier 2023 au Château de Fontainebleau

❖ - "Simon Hantaï, l'exposition du centenaire" du 18 mai au 29 août à la Fondation Louis Vuitton

A l’occasion du centenaire de la naissance de l’artiste (1922-2008), la Fondation Louis Vuitton présente une exposition rétrospective inédite. Organisée en collaboration avec la famille Hantaï, elle rassemble plus de 130 œuvres de l’artiste dont beaucoup n'ont jamais exposées, pour la plupart de grands formats.

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L’exposition ::

L'exposition prend comme point de départ de son parcours didactique la peinture Écriture rose et couvre les grandes périodes successives de son œuvre depuis les Peintures à signes , Monochromes , Mariales , Catamurons , Panses , Meuns , Études , Blancs , Tabulas , Peintures polychromes , Sérigraphies et Laissées pour se conclure sur le « dernier atelier ».

Les influences artistiques décisives au développement de Hantaï sont mises en valeur à travers la présentation d’œuvres de Henri Matisse et de Jackson Pollock. Enfin, les relations d’amitié et de travail nouées au début des années 1960 entre Simon Hantaï et les jeunes artistes de son entourage à la Cité des Fleurs, Michel Parmentier et Daniel Buren sont évoquées dans l’exposition par des confrontations. Une intervention in situ inédite de Daniel Buren, intitulée Mur(s) pour Simon, travaux in situ et en six mouvements et conçue comme un hommage à Hantaï, est présentée dans le parcours de l’exposition. - Extrait présentation Fondation LV"

L'avis des critiques : (extraits)

►►► Il faut reconnaître qu’il y a un plaisir à regarder les toiles d'Hantaï. Elles sont saisissantes, avec leurs couleurs éclatantes et leurs formats imposants. Néanmoins, je me suis demandée pourquoi cette rétrospective avait lieu aujourd'hui à peine dix ans après sa rétrospective au Centre Pompidou. (…) Je crois que ce choix s'explique notamment par la dimension mystique et l'aspect décoratif papier peint de cette peinture qui sied particulièrement à cette fondation. Sarah Ihler-Meyer

►►► L'exposition essaie de nous montrer que ce travail est la synthèse parfaite de Pollock et de Matisse. Cela correspond au fantasme absolu de l'art français après 1960, c'est à dire de réécrire une histoire d'un goût français, d'une tradition extrêmement française, mais mâtinés de la modernité américaine. Stéphane Corréard

Pour aller plus loin... Ecoutez l'intégralité des avis de nos critiques en cliquant sur le lecteur en haut de page.

Références

L'équipe

Lucile Commeaux
Production
Boris Pineau
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Aïssatou N'Doye
Collaboration