"Mr. Morale & The Big Steppers" de Kendrick Lamar // "Tambour vision" de Bertrand Belin
"Mr. Morale & The Big Steppers" de Kendrick Lamar // "Tambour vision" de Bertrand Belin
"Mr. Morale & The Big Steppers" de Kendrick Lamar // "Tambour vision" de Bertrand Belin - label Interscope // label Cinq7
"Mr. Morale & The Big Steppers" de Kendrick Lamar // "Tambour vision" de Bertrand Belin - label Interscope // label Cinq7
"Mr. Morale & The Big Steppers" de Kendrick Lamar // "Tambour vision" de Bertrand Belin - label Interscope // label Cinq7
Publicité
Résumé

En débat cette semaine, les albums "Tambour Vision" de Bertrand Belin et "Mr. Morale & The Big Steppers" de Kendrick Lamar. Découvrez l’avis des critiques…

avec :

Olivier Lamm (Journaliste et critique à Libération), Joseph Ghosn (Directeur de la rédaction des Inrockuptibles).

En savoir plus

La Grande Table Critique : chaque vendredi, une poignée de critiques passionnés échangent et se disputent autour de films, de livres, d’expositions, de disques, de bande-dessinées, etc… On y parle de l’actualité culturelle avec enthousiasme et contradiction.

Cette semaine, nos critiques débattent de deux albums : le très attendu "Mr. Morale & The Big Steppers" du célèbre rappeur Kendrick Lamar, cinq ans après "Damn" qui lui a valu le Prix Pulitzer, et "Tambour Vision", le septième album du crooner Bertrand Belin. Découvrez leurs avis …

Publicité

♫ - "Tambour Vision" de Bertrand Belin

Depuis son premier album éponyme en 2005 qui l’avait révélé en artiste solo, Bertrand Belin trace invariablement sa route avec un même appétit pour l’écriture, qu’elle soit musicale ou littéraire. Côté musique, il a depuis signé les albums La perdue en 2007, Hypernuit en 2010, Parcs en 2013 et Cap Waller en 2015. Son précédent et sixième opus, intitulé Persona, avait marqué une nouvelle phase dans l’inspiration de l’artiste pour sa couleur davantage synthétique et ses textures nouvelles. Cet héritier d’Alain Bashung et de Dominique A, au timbre grave, aux accroches brutes et à la voix feutrée, revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec Tambour Vision, son septième et dernier album.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Présentation de l'album :

"Être au monde. Comment se fait-on à l’idée d’être ici-bas, soumis aux aléas d’une existence plus surprenante que nous ? Être au monde, flanqué d’une altérité avec laquelle on doit composer, pour le meilleur et pour le pire. C’est ce que raconte le septième album de Bertrand Belin. Antidote idéal à nos angoisses, nos solitudes, mixture hybride de pop francophone incitant à l’ivresse des sens et des luttes. Remède à la banalité actuelle, car refusant toutes contraintes. De la liberté, il y en a toujours eu depuis le premier album éponyme de Bertrand Belin, en 2005. Mais elle irradie ici comme dépourvue de filtres, ignorant les coquetteries et le brouillard actuel." - Extrait du communiqué de presse.

L'avis de nos critiques :

"Il y a une sorte de nudité mais qui est très pleine en même temps, c'est à dire que chaque son est à sa place et c'est extrêmement agréable. Surtout, ça vient complètement contredire cette fatalité de la chanson française actuelle qui va piquer dans les années 80 et qui serait forcément quelque chose de l'ordre de la vitrine. Il y a énormément de références, mais la manière même dont il va chercher ici un petit son à la Bowie ou ici un petit refrain à la "Transformer" de Lou Reed, etc, c'est toujours extrêmement vif et personnel" Olivier Lamm

"Bertrand Belin laisse beaucoup de place à qui l'écoute pour imaginer ce qui se passe. Il y a ça dans les mots, dans la façon de les interpréter, mais aussi dans la musique et dans les arrangements. Parfois, les choses se croisent et vous laissent aussi du vide et c'est ça qui est intéressant. Mais quand ces vides-là sont trop remplis, ça me laisse froid et à distance" Joseph Ghosn

  • Plus d'informations : "Tambour Vision" de Bertrand Belin est sorti le 6 mai 2022 sur le label Cinq7.

♪ - "Mr. Morale & The Big Steppers" de Kendrick Lamar

Cinq ans après son précédent album "DAMN" dont la qualité narrative lui a valu un prix Pulitzer, Kendrick Lamar revient sur le devant de la scène avec Mr. Morale & The Big Steppers*.* Un cinquième et double album très attendu dans lequel celui que l’on qualifie souvent de « nouveau roi du hip hop » et qui s’autoproclame « meilleur rappeur vivant » se raconte le temps de 18 titres. A la croisée de l'intime et du politique, il revient sur son rôle d’artiste, de père et sur ses blessures d’enfance, tout en se faisant le porte-voix de la condition noire et des inégalités.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

L'avis de nos critiques : Extraits à venir  ⌛

"Dans "Mr. Morale & The Big Steppers", Kendrick Lamar est au centre du jeu. C'est une sorte d'ego trip mais inversé, retourné comme une chaussette. L’idée n'est pas tant de parler de lui que d'essayer de comprendre comment il interagit avec le monde en tant que star du rap adoubée par la frange progressiste politique aux États-Unis qui est dans un moment de quasi guerre civile. Et tout ça est retourné, touillé comme une sorte de tourbillon qui est extrêmement impressionnant, avec des hauts et des bas, mais surtout des hauts et une ambition artistique" Olivier Lamm

"C'est un disque qui annonce une couleur très personnelle et intime. Il y a aussi une recherche de désolation, quelque chose d'assez tragique qui passe par tous ces mouvements différents, par la richesse, par les soubresauts. C'est effectivement un disque ambitieux mais dont on ne fait pas le tour très facilement" Joseph Ghosn

  • Plus d'informations : "Mr. Morale & The Big Steppers" de Kendrick Lamar est sorti le 13 mai sur le label Interscope.

Egalement au sommaire :

L’hommage d’Olivier Lamm à Evangelos Odysseas Papathanassiou, surnommé « Vangelis », un grand compositeur grec qui s'est éteint le 17 mai 2022. Connu surtout pour ses musiques de film, on lui doit notamment la bande originale de « Blade Runner », celle de « 1492 : Christophe Colomb » ou encore celle des « Chariots de feu » pour lequel il avait reçu un Oscar.

"Vangelis était une voix unique dans la musique électronique de cette époque, qui charrie quelque chose de très européen et méditerranéen, mais aussi de totalement autre. […] C'est quelqu'un qui était extrêmement influent, il a dessiné les rêves et les ambiances de beaucoup de gens" Olivier Lamm

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Références

L'équipe

Lucile Commeaux
Production
Boris Pineau
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Aïssatou N'Doye
Collaboration