Barbara Hendricks sur la scène de L'Olympia, le 16 mars 2011 à Paris.
Barbara Hendricks sur la scène de L'Olympia, le 16 mars 2011 à Paris.  ©Getty - David Wolff - Patrick/Redferns
Barbara Hendricks sur la scène de L'Olympia, le 16 mars 2011 à Paris. ©Getty - David Wolff - Patrick/Redferns
Barbara Hendricks sur la scène de L'Olympia, le 16 mars 2011 à Paris. ©Getty - David Wolff - Patrick/Redferns
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La cantatrice, chanteuse de jazz et infatigable défenseuse des droits humains est la marraine de la première heure du festival FIFDH (Festival du Film et Forum international des Droits Humains), dont la 19ème édition se tient à Genève et en ligne jusqu'au 14 mars prochain.

Avec
  • Barbara Hendricks Chanteuse lyrique américaine naturalisée suédoise (Stephens, Arkansas, 1948 - )

Barbara Hendricks, chanteuse lyrique qui s'est produite sur les plus grandes scènes d'opéra du monde auprès des plus grands, utilise depuis de nombreuses années sa popularité afin d'agir contre les inégalités. Aujourd'hui ambassadrice honoraire à vie auprès du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés ( HCR), elle a également fondé sa propre organisation en 1998, la Fondation Barbara Hendricks, pour être véritablement décisionnaire lors de ses actions en faveur de la paix. 

Barbara Hendricks a grandi dans une famille où rien ne la prédestinait à devenir l'immense chanteuse lyrique qu'elle est devenue. Née dans l'Arkansas quand le ségrégationnisme était fort dans le Sud des Etats-Unis, son contact avec la musique avait lieu à l'église où son père officiait. Sa situation familiale l'a fait grandir dans la peur, mais jamais dans la haine de l'autre, ce qui est toujours présent dans ses combats pour la réconciliation. 

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Ça me manque d’être présente, d’être avec les autres, de partager autour des films. Mais cette année je voulais organiser une journée sur le Black Life Matters pour comprendre toute la complexité des États Unis depuis l’esclavage. Demain soir on aura Angela Davis, virtuellement, et ce sera extraordinaire de l’avoir deux jours après la journée pour les droits des femmes. (Barbara Hendricks)

Celle qui a vu le jour en 1948, date de la signature de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, texte qui ne la quitte jamais, a fait du combat pour les droits humains son fer de lance. Son activisme a pris une tournure officielle en 1986 quand elle a accepté d'endosser la casquette d'ambassadrice de bonne volonté du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. Elle a pris ses fonctions notamment au contact de Sergio Vieira de Mello, Haut Commissaire à l'ONU qui est mort dans un attentat à Bagdad en 2003. Il a été le premier parrain du festival FIFDH (Festival du Film et Forum international des Droits Humains), place qu'occupe Barbara Hendricks depuis la première édition du festival il y a 19 ans. 

Sergio était pour moi un frère. J’avais toujours voulu avoir un grand frère. Il était parmi les premiers que j’appelais pour avoir son avis, je sens tout le temps son absence. Le monde est devenu encore plus fou qu'en 2003. C’était un diplomate mais surtout un être humain qui respectait les autres. (Barbara Hendricks)

Barbara Hendricks introduira la rencontre avec Angela Davis le soir du 10 mars pour le festival FIFDH, à suivre en ligne

33 min

Extraits sonores : 

  • Angela Davis, interview pour Tracks (Arte, 2013)
  • Extrait du film Sergio de Greg Barker, Netflix, 2020 sur Sergio Vieira de Mello
  • "My lord what a mornin'", extrait de l'album Spirituals, Barbara Hendricks and the Moses Hogan Singers, 1998 (EMI)
  • "All Human voices", extrait de Voices, album de Max Richter, 2020 (avec Kiki Layne et Grace Davidson)