Honji Wang et Sébastien Ramirez de la compagnie Wang Ramirez lors de la 2e Biennale internationale de danse à Cali, 6 novembre 2015.
Honji Wang et Sébastien Ramirez de la compagnie Wang Ramirez lors de la 2e Biennale internationale de danse à Cali, 6 novembre 2015.
Honji Wang et Sébastien Ramirez de la compagnie Wang Ramirez lors de la 2e Biennale internationale de danse à Cali, 6 novembre 2015. ©AFP - LUIS ROBAYO / AFP
Honji Wang et Sébastien Ramirez de la compagnie Wang Ramirez lors de la 2e Biennale internationale de danse à Cali, 6 novembre 2015. ©AFP - LUIS ROBAYO / AFP
Honji Wang et Sébastien Ramirez de la compagnie Wang Ramirez lors de la 2e Biennale internationale de danse à Cali, 6 novembre 2015. ©AFP - LUIS ROBAYO / AFP
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Résumé

A l’occasion de la présentation de leur nouvelle création, "YouMe", au Théâtre de la Ville-Paris, du 20 au 30 avril, nous recevons aujourd’hui Honji Wang et Sébastien Ramirez de la compagnie Wang-Ramirez.

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La compagnie de danse Wang-Ramirez, fondée par deux danseurs venus du hip-hop, Honji Wang et Sébastien Ramirez, fait sienne la diversité culturelle. Ce couple propose une approche de la danse fondée sur leurs différentes racines et héritages : Honji Wang est allemande, ses parents coréens. Sébastien Ramirez est français, plus précisément de Perpignan, de parents immigrés politiques espagnols. Honji Wang nous raconte : cette compagnie, « c’est d’abord nous deux, ça fait plus de dix ans. C’est une collaboration, c’est vraiment un travail de relation en couple. C‘est pas évident de travailler ensemble. C’est des compromis à trouver et des solutions pour savoir comment continuer à travailler

Ensemble, ils hybrident les genres, les mouvements et les langues dans une danse théâtrale et prônent alors un vivre-ensemble qui passe par les corps en mouvement. La beauté est toujours centrale pour Sébastien Ramirez : « pourquoi la beauté ? Qu’est-ce que la beauté ? Ça peut être l’interaction avec des choses très subtiles qui ne sont pas forcément visuelles. Mais en tout cas, c’est quelque chose qui nous porte. Et je reste sur le fait qu’on a besoin de voir plus de beauté aujourd’hui. »

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Dans YouMe, créé en 2021, une continuité s'établit avec la création de 2015 Felahikum, où le flamenco et le hip-hop s’influencent, dialoguent et se co-construisent. Pour Honji Wang, « on voit clairement la différence de culture. Mais on prend les points faibles, les points forts aussi. Je ne pense pas qu’il y a une seule manière de créer. Il y a plusieurs manières de vivre sa culture et de les associer. » Sébastien Ramirez considère lui que « la poésie dans la pièce [reste] très importante » : « Je n’ai pas forcément les mots pour expliquer ce que je veux faire, je préfère le faire. Ça s’explique de soi-même. »

Dans cette création, les danseuses intègrent dans leur espace de création une nouvelle invitée : la musique, incarnée par le violoncelle d’Elsa Guiet. Dans cet univers éminemment féminin, les mouvements de chacune rentrent en écho avec l'autre et se dessine sous nos yeux un espace d'échanges qui ne renie pas pour autant les spécificités de chacune. Pour Honji Wang, ce sont « trois mondes très différents. On a essayé de trouver comment faire dialoguer, exister et chercher la cohérence entre elles. C'est-à-dire que chacune défend d’où elle vient. On a pris leur langage pour communiquer entre elles sur scène ».

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Extraits sonores :

  • Extrait d'Anne Teresa de Keersmaeker dans l'émission "La Grande Table" sur France Culture, 10 avril 2019
  • Extrait du spectacle "YouMe" de la compagnie Wang Ramirez
  • Extrait de Rocio Molina dans l'émission "Par les temps qui courent" sur France Culture, 8 octobre 2018
Références

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Thomas Beau
Réalisation
Henri Le Blanc
Collaboration
Lila Boses
Collaboration
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Oriane Delacroix
Collaboration
Lucas Bretonnier
Collaboration